Parfums Mortels de Collectif

Parfums, étranges parfums aux effets dévastateurs, aux fragances extraordinaires, tantôt agréables, tantôt insupportables. Tel ce parfum qui rappelle un été, un baiser, des jours heureux. Cet autre qui composé des différentes essences du corps aimé, prises à différents moments et différentes partie du corps, rappelle l’autre à travers la mort. Et que dire de ce souffle post mortem qui donne, à l’audacieux qui sait s’en emparer, une nouvelle force, comme si les disparus donnaient un nouvel élan à ceux qui leur survivent.

Parfums éminement érotiques, érogènes, provoquant l’excitation des beaux étalons, provoquant même la mort lorsque le plaisir amène à tous les excès, jusqu’à oublier toute vigilance. Mais la mort par le parfum est elle forcément désagréable, quand elle apporte satisfaction et joie à celui qui l’a humé, qui est même heureux de mourir de la sorte ?

Quinze histoires sur le parfum, l’odeur, le souffle, mortels comme l’indique le titre, mais aussi dispensateurs de bonheurs, de petites joies, de souvenirs qu’on croyait à jamais dissipés.

Un recueil qui ne s’embarrasse pas de restrictions quant à ses genres : on y retrouve bel et bien de la sf ou du fantastique, le noir, l’érotique, mais aussi beaucoup de littérature générale, et il est passionnant de voir l’influence que peut avoir le parfum dans le vie de ces auteurs.Une grande partie de ces textes traite du lien entre l’amour et le parfum, lien des plus ambigu qu’il soit. Ce qui une fois encore se reflète dans la diversité des genres représentés ici. Mais, de toute façon, le parfum n’a t’il pas toujours pour nous les relents d’anciennes amours ?

De manière générale, le recueil est réussi, la plupart des textes sont de bonne qualité, quelques uns un peu plus faibles que les autres, sans jamais pour autant faire tache. Un recueil court, bien fait et qui porte sur un sujet inhabituel et par la même d’autant plus intéressant.

Parfums, étranges parfums aux effets dévastateurs, aux fragances extraordinaires, tantôt agréables, tantôt insupportables. Tel ce parfum qui rappelle un été, un baiser, des jours heureux. Cet autre qui composé des différentes essences du corps aimé, prises à différents moments et différentes partie du corps, rappelle l’autre à travers la mort. Et que dire de ce souffle post mortem qui donne, à l’audacieux qui sait s’en emparer, une nouvelle force, comme si les disparus donnaient un nouvel élan à ceux qui leur survivent.

Parfums éminement érotiques, érogènes, provoquant l’excitation des beaux étalons, provoquant même la mort lorsque le plaisir amène à tous les excès, jusqu’à oublier toute vigilance. Mais la mort par le parfum est elle forcément désagréable, quand elle apporte satisfaction et joie à celui qui l’a humé, qui est même heureux de mourir de la sorte ?

Quinze histoires sur le parfum, l’odeur, le souffle, mortels comme l’indique le titre, mais aussi dispensateurs de bonheurs, de petites joies, de souvenirs qu’on croyait à jamais dissipés.

Si parmi nos cinq sens, il en est un qui touche à l’indicible, c’est bien l’odorat. Il suscite en nous des pulsions sauvages, réveille notre animalité, sollicite nos mémoires enfouies. Et cela avec d’autant plus de virulence qu’il est indissociable de notre principale fonction vitale : la respiration. Dès lors, nous ne pouvons y échapper.

Lié, de par sa nature même, à l’instinct sexuel, le parfum – qu’il émane de nos chairs ou qu’il soit composé d’un savant mélange d’essences raffinées – a toujours pour but de séduire. Or, la séduction a plusieurs facettes. Voluptueuses, certes, mais également redoutables. Si, dans le règne végétal, l’odeur des roses attire les abeilles pour les enivrer de nectar, celle des plantes carnivore leur tend un piège mortel.

C’est cette inquiétante dualité qu’illustre l’anthologie que voici. Vous y trouverez rassemblées, sous la plume de Jean Michel Calvez, Sylvain Montagne, Olivier Ka, Gudule, Jean François Patricola, Christian Robin, Rémy Gallart, Anne Renard, Claude Bolduc, Lili Bidault, Serena Gentilhomme, Patrick Eris, Ange-Emile Rivière, Béatrice Nicodème et Gérard Lenne, toutes les déclinaisons possibles du “parfum de la dame en noir” chère à Gaston Leroux. Qu’elles soient traités sur le mode fantastique, polar, sf ou tout simplement quotidien, ces histoires ont un point commun : la sensualité. Souhaitons qu’elles vous enivrent, parlent à vos sens, vous enveloppent, comme un parfum…
Malpertuis Brouillards (2006)164 pages 13.00 € ISBN : 9782917035016 Couverture : André Wilquin

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