Passerelles 2011

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Pour la troisième année consécutive, la rencontre “Passerelles, au delà des genres” se tenait à la Médiathèque de l’Espal le 16 avril. Après “les femmes et les littératures de l’imaginaire” (en compagnie de Catherine Dufour, Anne Guero et Isabelle Varange) et “Uchronie, Passé dépassé, Anticipation avenir à venir” (en compagnie de Pierre Bordage, Philippe Ward et Alain Grousset), le sujet de l’année était “Imaginaire à tout âge”.

A cette occasion furent invités Béatrice Bottet (auteure du Grimoire au Rubis, Rose Aimée, …), Laurent Luna (H.E.R.O.S.) et Jean-Luc Marcastel (Louis Le Galoup, Frankia). Les débats furent intéressants et ont été plus axés sur les différences entre la littérature “Adulte” et la littérature “Jeunesse”. Le questionnement par rapport à la part grandissante des littératures “jeunesse” sur les étals était probablement un des sujets les plus discutés. Il semble en effet que les livres jeunesse permettent une plus grande couverture et un nombre supérieur de ventes.

Face à cette recrudescence des oeuvres jeunesse, difficile de faire le tri pour aider nos plus jeunes à choisir… Pour cela, rien ne vaut les presses “web” (blogs et autres sites) pour se faire une pré-opinion.

D’autres questions ont bien entendu été débattues :

  • Ecrit-on de la même façon pour la jeunesse et pour l’adulte : les points de vues de nos auteurs différaient, ce qui va de pair d’ailleurs avec la question sur les “tabous” en littérature jeunesse. Alors que Laurent évite toute tension psychologique, qui pourrait être néfaste pour l’enfant, Béatrice et Jean-Luc préfèrent laisser l’histoire les guider… Précisons que la cible en terme d’âge n’étant pas la même, les façons d’écrire sont en toute logique différentes.
  • Fait-on un choix au démarrage de l’écriture ? Là encore, les avis ont un peu divergé bien que les deux visions ne soient pas incompatibles : pour Laurent, il sait en fonction de l’histoire quel sera le public alors que ce n’est pas le cas de Béatrice et Jean-Luc.
  • Y-a-t-il un manque de reconnaissance des littératures SFFF Jeunesse ? Les littératures de l’imaginaire sont déjà ostracisées et certains – lecteurs autant qu’auteurs –  hiérarchisent en situant au-dessous encore, les auteurs pour la jeunesse.
    Quand un auteur de genre a du succès … il passe en littérature générale.  On trouve en littérature pour la jeunesse l’ancienne littérature, d’évasion, d’aventure. [dixit Jean-Luc Marcastel]. Le “frein” vient aussi des éditeurs qui reçoivent énormément de titres et ne peuvent tous les lire… et le choix de la couverture, choix sur lequel les auteurs n’ont pas leur mot à dire généralement
    Il est à noter que la  sortie et le succès des “Harry Potter” a décomplexé bon nombre d’adultes qui lisent maintenant de la littérature dite pour la jeunesse.
    Nos invités n’ont pas été sans rappeler le rôle crucial des libraires et bibliothécaires dans le conseil aux lecteurs, lectrices.

S’en est suivi une séance de dédicaces-discussions avec les 3 auteurs autour d’un petit verre de l’amitié.

Compte-rendu écrit conjointement avec Christine Rabin, de la médiathèque de l’Espal 🙂

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