Pieds d

Les Annales du Disque-Monde 19

DILVICH:
Hé bé… que dire. Un volume plus sérieux que d’habitude, où tous les travers humains et de société sont traités, mais toujours sous le trait de la satire. La drogue, avec ” la dalle ” qui fait voir des araignées partout aux petits trolls dans la montagne. La religion, malmenée, comme d’habitude, avec la présence de pseudo témoins de jehovas, de prêtres toujours si sûrs d’eux (Mais sur le disque-monde, avec un éclair qui tombe lorsque l’on doute de l’existence des dieux…), et une définition de l’athéisme intéressante en page 394. Un rappel de ce que doit, est… devrait être la police (Mais elle est humaine, la police, page 395). Sur la liberté de décision, sur la peur de la nouveauté qui fait que chacun, même exploité, restera bien à sa place. Sur le fascisme et les idées de race supérieure, sur la noblesse, celle qui s’appuie sur des titres. Sur l’esclavage, d’abord montré par la fantasy avec l’exploitation à outrance de golem, puis l’extension de la démonstration à celle du peuple humain…
En fait quatre cents pages qui font une photographie des sociétés, quelles qu’elles soient, puisqu’humaines, avec leurs faiblesses, leurs mauvais côtés. Des mauvais côtés qui ressortent encore plus parce que mis en parallèle avec la vie de créatures qui devraient, historiquement, légendairement, être le mal personnifié et ne le sont pas, par rapport à nous.
C’est avec Vimaire, Commissaire d’Ankh-morpork, Carotte, grand benêt élevé par des nains, son amie Angua, une loup-garou et tout le reste des agents du guet que nous allons parcourir plus en profondeur la ville et sa population, qu’elle soit de la ” haute ” ou de la plus ” basse ” extraction.

On ne ri pas autant que d’habitude, c’est vrai, pas par manque d’humour, mais par trop plein d’injustice. On ne peut rire de tout, semble dire monsieur Pratchett.

ETIENNE :
Si j’ai également trouvé ce tome moins emprunt d’humour que les autres, je l’ai plus attribué au fait que Pratchett semble avoir voulu construire une véritable intrigue policière, structurant son aventure au long des découvertes des agents et insistant donc moins sur les personnages des golems qui auraient pourtant pu être une forte source d’inspiration. Bref, un polar sauce pratchett.

A Ankh Morpock, le Guet a de nouveau fort à faire. Deux viellards ont été assassinés tandis que le Patricien est victime d’un empoisonnement. Pour l’équipe de police (troll, nain, louve-garou et autres non-humain), le mystère est total, le coupable insaisissable.
Les différentes guildes de la ville profitent de la panique générale pour comploter… et chose étrange, les golemsse mettent soudain à se comporter d’une drôle de manière. Comme s’ils étaient vivants. Et contrôlés par un mystérieux maître…
Mais le commissaire Vimaire en a vu d’autres et son équipe a fait de remarquables progrès

L’Atlante (2002)408 pages 9.99 € ISBN : 2-841-72199-X
Traduction : Patrick Couton
(1996)
Couverture : de Josh Kirby

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