Pollen de Jeff Noon

Jeff Noon nous plonge directement dans l’étrange et nous explique doucement, tranquillement, de quoi il retourne…
On se retrouve dans un Manchester étrange, entouré par les Limbes, où vivent des hybrides homme-chiens (les chiens), homme-cadavre (les Zombis), homme-robo (sans “t”), les Ombres insensibles aux rêves, les Vurts surfant continuellement sur le rêves, et les Purs.

Tout commence par ce qui devrait être une banale course de taxi Limbes-Manchester, menée par Coyote, le taxichien (comprenez un hybride humain / chien). La course se termine pourtant très mal, puisque la mystérieuse passagère tue Coyote en le transformant en fleur. Commence alors l’invasion mortelle des pollens… et la course de Sibyl “Smokey” Jones, Ombreflic, contre l’invasion et à la recherche de Boda / Belinda sa fille.

Il est impossible de faire un résumé clair de “Pollen”, tellement le monde et l’intrigue sont complexes. J’ai eu l’impression que Jeff Noon l’a écrit sous l’emprise d’une drogue puissante…

On navigue en plein onirisme. Ne pensez pas pouvoir lire ce roman facilement : il demande concentration, attention, réflexion.
Les explications sur le fonctionnement de cet univers complexe sont rapides et denses, un peu trop, et ne suffisent pas toujours à nous éclairer.
L’écriture est très moderne, actuelle et “punchy”, associée à une bonne dose de poésie.

Le mot de l’éditeur : Paru en Angleterre en 1997, ce roman se place dans la lignée de VURT.
1er mai: le taux de pollinisation s’élève et Manchester est pris dans un éternuement qui prend dangereusement de l’ampleur, homme-chiens, zombies, roboflics, tous ceux qui peuvent rêver dans le Vurt sont atteints.
Persephone, femme enfant, sème la mort et les fleurs autour de ceux qui l’approchent, une Ombreflic et un chienflic enquêtent pour éviter une conflagration funeste, par laquelle le monde du rêve envahirait la ville.
Deux mondes, l’un réel, l’autre imaginaire, s’interpénètrent, à tel point que le lecteur perd de vue la lisière qui les sépare, thème de prédilection d’un Jeff Noon poète halluciné, qui joue ici avec nos émotions.

La Volte 480 pages 22.00 € ISBN : 2-952217-6-6
Traduction : Marc Voline
2006

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