Porteurs de cerveau (les) de Daniel S. Milo

21 février 2007. Après la mort de leur chef, les membres de la famille Neto poursuivent leur vie normale, faite de calculs, de jalousies, d’indifférences. Autour d’eux pourtant, le monde rétrécit subtilement par la volonté d’une organisation mystérieuse mais les Neto n’en ont cure. Le fils surtout, Daniel, n’est nullement impressionné par la disparition de presque toutes les marques de cigarettes, de céréales, de voitures, ou des variétés de chats. La disparition de sa bien-aimée, puis celle de la plupart de ses collègues des Orphelins Anonymes et de ses deux beaux-frères ne le détournent pas plus ne serait-ce que d’une seule de ses obsessions : l’amour / haine de sa mère, les seins abondants, l’allergie aux voisins… Les autorités viennent d’interdire l’invention de nouveaux personnages romanesques ? En quoi cela le regarde-t-il ?… Elles réduisent le nombre de catégories de boxe à dix, puis à trois ? II les en félicite. Tout juste remarque-t-il que seuls les chiens échappent à cette épidémie réductrice, eux dont les races nouvelles se multiplient en d’étranges institutions. Mais Daniel est-il seulement conscient d’être sous la coupe du NIET – le Nouvel Institut d’Ingénierie EThique – et du combat que le ” Ou ” mène contre le “Et”?
Les Belles Lettres (Décembre 2003)242 pages 16.00 € ISBN : 2-251-44250-2 Couverture : Corbis

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