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Un jour, le grand héros Peronnik reçoit la périlleuse mission d’aller porter un mystérieux coffret fort loin, en traversant une forêt peuplée d’arbres anthropophages, un désert où les pierres marchent et une vallée où les dragons mangent tout ce qui bouge. Autant dire une mission suicide récompensée par un beau tas d’or. Et plus de douze milles valeureux héros ont succombé avant Peronnik, qui est pour son employeur sa dernière chance.

Avant de se lancer dans sa quête, Peronnik n’oublie pas d’aller s’abreuver à la taverne, et si sa soif insatiable et son tonneau magique qui ne se vide jamais vont bien l’aider dans cette mission, les ennuis ne vont pourtant faire que commencer à s’abattre sur le pauvre Péronnik, qui ne voulait pourtant de mal à personne.

Qui n’a jamais été tenté d’inventer un héros parodique et de le mettre en scène dans des aventures tout aussi improbables que loufoques. Pierre Pelot nous avait proposé son Konar le Barbant, et nous connaissons tous les héros de Terry Pratchett, tel son innarable Rincevent. Markus Leicht s’inscrit dans cette veine humoristique, mais en s’enfonçant d’un degré supplémentaire dans le n’importe quoi, jusqu’à la médiocrité aussi, hélas.

Bien entendu, on ne peut pas s’attendre à grand chose avec un héros buveur notoire et insatiable de bière, qui passe plus de temps au bar qu’au travail, et qui ne vit que pour boire. Un héros gros, lâche, mesquin et hypocrite. Un anti-héros parfait en somme, sauf que, paradoxalement, il réussit la plupart de ce qu’il entreprend, ou du moins, réussit toujours à s’en tirer d’une manière ou d’une autre.

Evidemment, l’hommage à Cugel l’astucieux est pleinement assumé, Cugel a qui est confié une mission quasiment impossible, et qui reviendra ensuite pour affronter son commanditaire. Sauf qu’avec Peronnik, rien ne se passe comme prévu, les embûches se succèdent, et la bière vient toujours à manquer. C’était bien là la seule chose capable de faire bouger ce tas de graisse !

Malheureusement, la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Sans être ouvertement grossier ou vulgaire, Peronnik l’idiot n’est pas un exemple stylistiquement parlant. Il est marrant, mais pas sur la durée, une aventure oui, deux ça va, mais à partir de la troisième, l’impatience vous guette. Les gags se répètent un peu trop, et sont desservis par un style un peu trop approximatif. Et finalement, si on a passé un bon moment avec cet anti-héros, on n’en gardera pas d’exceptionnels souvenirs.

Un jour, le grand héros Peronnik reçoit la périlleuse mission d’aller porter un mystérieux coffret fort loin, en traversant une forêt peuplée d’arbres anthropophages, un désert où les pierres marchent et une vallée où les dragons mangent tout ce qui bouge. Autant dire une mission suicide récompensée par un beau tas d’or. Et plus de douze milles valeureux héros ont succombé avant Peronnik, qui est pour son employeur sa dernière chance.

Avant de se lancer dans sa quête, Peronnik n’oublie pas d’aller s’abreuver à la taverne, et si sa soif insatiable et son tonneau magique qui ne se vide jamais vont bien l’aider dans cette mission, les ennuis ne vont pourtant faire que commencer à s’abattre sur le pauvre Péronnik, qui ne voulait pourtant de mal à personne.

Carabistouille ! Le plus gros héros de la mythique Cynandrie est parmi nous.
En compagnie de son tonneau magique préféré, il se lance dans une suite d’aventures aussi échevelées qu’improbables. Il faut dire qu’affronter une tribu d’arbres mangeurs d’hommes, des dragons retors, des nécromanciens, des clowns, des vendeurs de kebabs, les exécuteurs de la mort-qui-tue et le terrible maistre Alarik, ce n’est pour lui que broutilles. Ou presque. Surtout s’il y a un bon tonneau de bière à la clé.
Car que serait Peronnik sans un tonneau à portée de main ?…Et surtout ses jambes pour s’enfuir à bon escient ? Décidément, voilà un personnage que vous ne risquez pas de confondre avec Khonan le Barbare ou Gougueul le facétieux.
Allez tavernier, apporte moi un autre tonneau.

Eons Fantasy (2006)140p pages 9.40 € ISBN : 2-7544-0330-2 (INED)
Couverture : Daniel Capparelli
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