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James Rivers, un météorologue connu et reconnu, se retrouve dans un avion afin d’étudier un cyclone qui ne devrait pas exister. Une fois dans l’oeil du cyclone, alors que celui-ci est en train de s’effondrer, tout l’équipage s’émerveille devant une boulede lumière nacrée qui volète tranquillement. Ce n’est qu’un présage de catastrophe, puisque l’avion est alors pris dans la tourmente. Et s’écrasse. Il n’y a que trois survivants, dont Rivers, qui ne se remettra jamais vraiment de cet accident.
Par la suite, Rivers est contacté par Poggs et son étrange et hétéroclite famille, dont deux enfants aux pouvoirs surprenant, Josh et Eva.

Il faut toujours trouver quelque chose de bien à dire, même sur les romans que l’on n’a pas aimé. L’écriture d’un roman est un travail important, qui demande de la sueur et des larmes (parfois). De plus, si un roman est édité, c’est qu’il doit pouvoir trouver son public.

Et il y a certes un public pour le roman ecolo-new-age-catastrophe, confit dans les bonnes intentions. Présages est facile à lire, peu de description, vocabulaire simple, grammaire tout aussi simple, et son intrigue est assez prenante par moment. L’auteur alterne entre les récits de catastrophes écologiques et les aventures des personnages, et si c’est trop ennuyeux, vous pouvez même sauter des passages, vous arriverez toujours à comprendre ce qu’il s’est passé. C’est de la bonne littérature de divertissement, qui n’apporte pas grand chose, si ce n’est de vous occuper un peu l’esprit.

Ce qui peut fâcher, c’est justement le côté new age qui aurait mérité soit d’être plus léger, soit d’être plus appuyé. L’auteur reste ici dans un entre-deux assez énervant : J’attends encore que Josh et Eva nous fasse un bon petit miracle bien christique, ça le méritait largement.

Le roman est étiqueté “thriller fantastique”. Fantastique, je suis d’accord, il y a tout les ingrédients nécessaires : enfants magiques, boules de lumière qui annoncent des évènements plus cataclysmiques les uns que les autres. Je ne suis pas trop d’accord sur le côté Thriller, le scénario étant un peu trop calibré pour Hollywood et perdant toute crédibilité :
Première partie : James Rivers est dubitatif devant Poggs et les enfants magiques.
Seconde partie : apparition d’un ennemis, combat contre l’ennemis et combat final.
La structure est efficace, certes, mais l’ennemis semble arriver de nulle part, comme si c’était un élement narratif obligatoire, copié / collé. Il fallait en effet qu’il se passe quelque chose avec les enfants, une fois Rivers convaincu de leurs talents. Petite faiblesse scénaristique, donc.

Lire Présage de James Herbert n’est pas une urgence. Ca peut être assez sympathique, sans être indispensable à la culture fantastique.

James Rivers, un météorologue connu et reconnu, se retrouve dans un avion afin d’étudier un cyclone qui ne devrait pas exister. Une fois dans l’oeil du cyclone, alors que celui-ci est en train de s’effondrer, tout l’équipage s’émerveille devant une boulede lumière nacrée qui volète tranquillement. Ce n’est qu’un présage de catastrophe, puisque l’avion est alors pris dans la tourmente. Et s’écrasse. Il n’y a que trois survivants, dont Rivers, qui ne se remettra jamais vraiment de cet accident.
Par la suite, Rivers est contacté par Poggs et son étrange et hétéroclite famille, dont deux enfants aux pouvoirs surprenant, Josh et Eva.

Il est plus tard que vous ne le pensiez… Un futur très proche où déjà se multiplient les signes d’un cataclysme généralisé. Orages monstrueux, séismes, inondations, éruptions volcaniques déferlent sur toute la planète, ultimes soubresauts d’une Terre moribonde. Mais pourquoi, de Bénarès au coeur du désert chinois de Taklamakan en passant par la campagne anglaise, avant chacune de ces catastrophes, des témoins ont-ils remarqué la présence d’étranges sphères lumineuses ? Présage ou avertissement ? L’annonce en tout cas que des puissances inimaginables sont sur le point de se déchaîner… Et si la Terre, comme l’affirment certains, était un être vivant ? Et si elle avait décidé de se débarasser de ces petits parasites pollueurs un peu trop sûrs d’eux-mêmes ?
Fleuve Noir Thriller Fantastique n°9145 (Mars 2004)465 pages 6.50 € ISBN : 2-265-07862-X
Traduction : Anne Crichton
Titre Original : Portent (1992)

Couverture : Jean-Philippe Marie
Presses de la Cité 1994

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