Rencontre avec Pierre Brulhet

VN:F [1.9.22_1171]
Moyenne : 0.0/10 (0 votes pris en compte)

Les salons sont toujours une bonne occasion de découvrir les auteurs et de pouvoir échanger avec eux. Au Prieuré du Vivoin, j’ai pu rencontrer Pierre et nous avons pu partager le micro autour d’une émission sur “La SF & moi”pour Radio Alpa. J’en ai profité pour acquérir Incursion et envoyer quelques questions à Pierre…

Bonjour Pierre, première question : qui es-tu ?

Je suis un « jeune » homme de 47 ans, j’habite Paris et je suis architecte et écrivain à mes heures perdues.

Tes écrits sont souvent à cheval sur plusieurs genres mais fréquemment dans le domaine de l’imaginaire : qu’est ce qui te plait particulièrement dans cet univers ?

Les possibilités infinies qu’il apporte. J’ai surtout un besoin vital de ne pas me répéter et par peur de lassitude, j’aime expérimenter mes récits en passant par la S-F, la dark fantasy, le conte africain, le fantastique, le polar, l’horrifique, la nouvelle érotique fantastique et aussi mélanger les genres comme justement mon roman « Incursion » qui est un polar S-F saupoudré de fantastique. Je ne refuse jamais aucun A.T car c’est l’occasion pour moi, à travers une nouvelle, d’explorer un univers qui parfois lance la base d’un roman comme ce fut le cas avec « DarKrün », parue dans la revue « Freaks » et qui par extension est devenu un roman « Magma » publié aux regrettées éditions JPL.

J’ai eu l’occasion de lire un roman qui date de 3 ans maintenant : Incursion… Peux-tu nous le présenter ?

Comme je le disais plus haut, « Incursion » est un roman à la croisée des genres, où j’ai voulu mélanger le polar avec de la S-F et une pointe de fantastique. On y retrouve un de mes thèmes de prédilection, les fantômes.
Pour le reste, je préfère ne pas en dire plus et laisser toute la surprise au lecteur qui souhaiterait  découvrir mon roman.

Ton roman est riche, mêlant de la SF avec notamment l’envoi dans le passé des personnes condamnées et fantastique puisqu’il s’agit aussi du retour de morts… Penses-tu réécrire dans cet univers notamment pour expliciter cet entre-deux qui existe ?

C’est une possibilité que je ne m’interdis pas. En effet, le dernier chapitre du roman laisse une ouverture qui laisse présager d’une suite.
Pour l’instant, rien n’est engagé. Tout dépendra si le livre sera un jour réédité (car La Madolière n’existe plus) et si l’éditeur me donne cette opportunité.
Mais pour l’instant je suis très occupé à terminer mon prochain roman et quelques commandes à honorer avant la fin de l’année.

Tu as publié chez plusieurs éditeurs (Rivière Blanche, La Clef d’Argent, La Madolière entre autres) : comment se fait la recherche de l’éditeur ?

J’écris dans plusieurs genres et donc je propose mes textes à le ou les éditeurs les plus appropriés. Mais le plus souvent, concernant les nouvelles surtout, elles proviennent d’une commande et donc je m’adapte au thème de l’anthologie.

En septembre dernier, des nouvelles le Repaire du loup et autres nouvelles sont parues chez les éditions Eleusis : l’exercice est-il différent entre nouvelles et roman ?

Très différent. Mais l’un enrichi l’autre et inversement. Disons que la nouvelle est un champ d’expérimentation que je m’autoriserais peut-être moins dans un roman. Mon avis personnel est que la chute est essentielle dans l’écriture d’une nouvelle. Pour le roman, je travaille énormément le
découpage et accorde une attention particulière aux liens entre chaque chapitre et qu’à aucun moment, le lecteur n’est la sensation d’ennui. Le rythme de la narration est donc très important et je m’efforce d’avoir une écriture simple, fluide, d’apporter au récit une vision cinématographique pour une immersion encore plus intense.

Pour 2018, quelle sera ton actualité ?

Elle verra la réédition de mon premier livre, un conte gothique L’Enfant du Cimetière  aux éditions SEMA. Et trois ou quatre textes à paraître dans différentes anthologies. Je préparerai aussi un recueil de nouvelles fantastiques qui devrait paraître fin 2019.

Je te laisse le dernier mot 🙂 :

Juste un grand merci pour ta gentillesse, tes questions et je garde un beau souvenir de notre rencontre au festival BienVenus sur Mars au prieuré de Vivoin en avril dernier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *