Resurection de Paul S. Kemp

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 Séquence :de la guerre de la reine araignée n°6

Milady : La séquence de la guerre de la reine araignée se termine de manière surprenante, c’est le moins qu’on puisse dire. Ce n’est pas le résultat final qui est surprenant, car on a deviné depuis le début comment se terminerait ce silence de Lloth, mais la manière d’arriver à ce résultat, et surtout le sort qui est réservé aux différents héros que l’on suit depuis six romans. Ce qui parait le plus étrange, c’est qu’on a l’impression que tout ça était prévu dans le “plan” de Lloth.
      Mais malgré ça, le principal défaut de ce roman est le même que celui de toute la séquence : sa longueur. Une fois encore, on a l’impression que l’auteur a tiré sur la longueur, trainant sur de longs passages, comme s’il était payé au nombre de caractères. On sait désormais que plusieurs séquences font suite à celle-ci, racontant la suite des aventures de personnages qu’on a suivi ici. Il faut espérer que le défaut de cette séquence ne s’y retrouvera pas, car c’est quand même quelque chose qui m’a sacrément dérangé tout au long de la lecture. Car l’histoire reste très bonne, et surtout les personnages sont vraiment excellents, dignes représentant de toute la complexité et la perversité du peuple drow, mais c’est vraiment cette longueur qui pêche de manière générale tout au long de la séquence.

      Rien n’a changé, comme pour les précédents romans de la guerre de la reine araignée, entre l’édition de Milady et celle de Fleuve Noir, la traduction de Fabrice Joly ayant été reprise de manière identique. Encore une fois donc, les lecteurs possédant la séquence éditée chez Fleuve Noir trouveront peut-être peu d’intérêt à racheter celle-ci en grand format.

Fleuve Noir : Surprenant !
C’est le mot qui m’est venu à l’esprit en refermant ce dernier tome de la séquence. Non pas surpris par le résultat final de cette histoire, car on se doutait depuis un moment de l’objectif de tout ça, mais des moyens par lesquels ont en arrive à ce résultat. Et pourtant, dans ce dernier tome, j’ai quasiment regretté par moment l’époque ou Fleuve Noir nous retirait certains passages des romans à la traduction tant certains ici encore font trainer l’histoire en longueur et sont ennuyants.
C’est le principal reproche qu’on pourra faire à cette séquence : sa longueur. Et tous ses défauts découlent de ce premier. Car au final, on se dit quand même que tout ça aurait pu être raconté de manière bien plus concise. Encore une fois donc, l’auteur, comme ses prédécesseurs, fait trainer l’histoire en longueur, en utilisant des stratagèmes pas toujours très heureux. Pour commencer, on a encore une fois le droit à quantité de combats dont plusieurs d’entre eux n’ont pas vraiment d’utilité. Du “Grosbill” comme disent les joueurs de rôle. Mais on a également le droit à des prises de tête dignes de ces monologues de Drizzt, qui se répètent un peu trop.
Mais bon, si on oublie ces défauts, on retiendra tout de même le fait que l’intrigue ne nous permette à aucun moment de deviner comment va se terminer l’histoire de chacun des personnages. Sans cesse, on nous met sur une piste qui ensuite semble fausse, puis semble à nouveau convenir et ainsi de suite. Tout ça pour en arriver à une fin assez inattendue pour certains.
Quand on voit ça, on se dit quand même que R.A. Salvatore (auteur à l’origine de la séquence) est capable d’imaginer des intrigues bien complexes et surprenantes, et on en arrive à regretter qu’il n’ose pas nous surprendre de la même manière avec Drizzt et ses compagnons (du moins jusqu’à présent).
Tout ceci concernant seulement l’histoire du groupe de héros cependant. Car dans ce roman, on suit également en parallèle les périgination de Gromph Baenre, qui sont un peu ennuyantes comparé aux aventures des autres personnages. On en arrive presque à vouloir passer les paragraphes racontant les aventures de Gromph, qui elles n’ont pas grand chose de surprenantes même si l’auteur n’hésite pas à faire souffrir le personnage, pour continuer de suivre celle de Quenthel, Danifaé, Pharaun, Jeggred, Halistraa et également Valas, qui cependant aura été sacrément sous-exploité dans la séquence.
Et il faut dire que ces héros auront été sacrément originaux et attachants, chacun à leur manière, au point qu’on espère les revoir dans une autre séquence, pour ceux qui le peuvent…

Au final, cette séquence raconte des évènements assez importants pour le panthéon Drow. Les amateurs de ces créatures (qui sont nombreux) se régaleront sans doute de pouvoir découvrir des aventures autres que celles de Drizzt, s’ils arrivent à faire l’impasse sur les longueurs qui font défaut à la séquence. Certains cependant abandonneront peut-être avant la fin à cause de celles-ci, mais manqueront tout de même le final assez sympatique de la séquence.

Traduction :Fabrice Joly
Couverture :Brom

Quatrième : Quenthel et Danifae s’affrontent sans relâche pour devenir le saint réceptacle de l’essence divine de Lolth. Elle se lancent alors à la recherche de la Reine Araignée dans les profondeurs mêmes de son domaine infernal.
Animée par un tout autre dessein, Hallistra pénètre dans les Fosses démoniaques. Armée d’une épée qui peut , selon elle, venir à bout de la Reine des Araignées, elle devra trouver la déesse tutélaire des drows avant que celle-ci n’achève sa mystérieuse résurection.

Fleuve Noir : 2000 – 477 pages – ISBN : 2-265-08520-6 –

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