Lame furtive de R.A Salvatore

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La légende de Drizzt – Tome 11

Drizzt ne vit plus que pour détruire l’Éclat de cristal.
Accompagné de Catti-Brie, Bruenor et Régis, il se rend à l’Envol de l’Esprit pour demander l’aide de Cadderly. Mais la quête est semée d’embûches, car de puissantes créatures se mettent en travers de leur chemin, invoquées par le terrible Crenshinibon. De nouveaux obstacles les attendent à l’Envol de l’Esprit car Cadderly n’est pas ce qu’il prétend être. L’Éclat de cristal, aussi terrible soit-il, n’est en fait ni le pire ni le plus acharné des ennemis des compagnons… et ces derniers vont le découvrir à leurs dépens.

      La première fois que j’ai lu ce roman, lors de sa parution chez Fleuve Noir, c’était seulement la deuxième aventure de Drizzt que je découvrais, ayant pris l’histoire en route, et j’avais tout autant apprécié ce roman que le précédent. Mais à la relecture de celui-ci, dans son édition Milady, mon avis est beaucoup plus mitigé.

      On retrouve dans « Lame furtive » tout ce qui a fait le succès de Drizzt jusqu’à présent, ou presque. On a un peu de Crenshinibon, un peu d’Entreri, un peu de drow avec la présence de Jarlaxle et de Bregan D’Aerthe, mais malheureusement, le mélange de tous ces ingrédients ne donne pas pour autant quelque chose d’excellent. Au contraire, on a plutôt une impression de réchauffé, et de fourre tout, dans lequel aucun de ces éléments n’arrive à apporter autant d’intérêt que lorsqu’ils ont été traités seuls, indépendemment les uns des autres.
      Découpé en plusieurs parties, comme pour chaque roman de Salvatore, l’aventure démarre avec une partie ayant davantage l’apparence d’un long épilogue que d’un début de roman. Comme ce sera le cas tout au long du roman, on passe d’un chapitre à l’autre de Drizzt et ses compagnons à Artémis Entreri. D’un côté, on a donc Drizzt qui part en direction de l’Envol de l’Esprit avec l’intention de remettre Crenshinibon à Cadderly pour le faire détruire, tandis que Wulfgar lutte contre ses démons intérieurs, et d’un autre on suit Artémis, de retour à Portcalim après six années au cours desquelles on ne sait rien de ce qu’il a fait (il semble avoir mis longtemps à parcourir la Côte des Epées…). Mais d’un côté comme de l’autre, l’histoire patine sans vraiment démarrer. On se demande pour quelle raison on suit ces personnages en parallèle, aucun lien ne réunissant les deux aventures, et l’une comme l’autre donne plus l’impression qu’on assiste à la fin des aventures de ces personnages qu’à une nouvelle quête.

      Mais du côté de Drizzt, tout ça n’a pour but que de permettre de raconter l’histoire de Wulfgar, qui prendra davantage d’importance dans le roman ensuite, trop même… Car si j’ai encore de bons souvenirs de L’épine dorsale du monde, l’aventure en solo de Wulfgar, j’ai trouvé qu’ici son histoire tournait en rond et n’avançait à rien. Salvatore continue de nous montrer un personnage en chute libre, mais traine en nous racontant sans cesse la même chose. En parallèle, on continue de suivre Artémis qui peine à retrouver sa place à Portcalim, et semble lui-même peu motivé à le faire. L’aventure se poursuit donc ainsi, mais regagne heureusement un peu d’intérêt avec l’entrée en scène d’un autre personnage.

      Car c’est bien l’arrivée de Jarlaxle dans l’histoire qui va redonner un peu d’intérêt à celle-ci, et lier les aventures parallèles que l’on suivait jusque là. Ce qui se passe alors à Portcalim devient plus intéressant, mais du côté de Wulgar, les choses continuent de se répéter. Quand à Drizzt, il est laissé de côté un moment, pour ne revenir sur le devant de la scène que sur la fin.
      Une fin aux allures un peu bancales. Car tout au long de cette histoire, on a eut l’impression que tout ça était un long épilogue aux aventures précédentes de Drizzt et Artémis. Entre un héros qui cherche à détruire un artefact constituant son ultime ennemi, et un anti-héros qui cherche à se retrouver, on avait bien l’impression d’assister à la fin d’une aventure. Mais non. En dehors de l’histoire de Wulfgar qui, on le sent bien, est ici décrite pour s’ouvrir sur une suite en solo (ce qui arrivera justement ensuite), l’histoire de Drizzt se termine un peu en queue de poisson, car on a l’impression que tout ce qu’il a fait dans ce roman, l’a été fait pour rien. Ce qu’on croyait être sa quête pour cette aventure n’était finalement qu’un prétexte pour le faire de nouveau affronter Artémis Entreri, et mettre un terme à leur face à face. Et en guise de point final, si leur combat est une fois de plus plutôt bien décrit, sa chute, quoiqu’originale, est un peu décevante. En sachant que l’auteur aurait songé à mettre un terme aux aventures de Drizzt, on peut se demander s’il n’avait pas une autre fin en tête au départ.

      Pour finir, « Lame furtive » fait donc plus office de roman charnière dans la séquence de la Légende de Drizzt tant il a à la fois l’allure d’un long épilogue, et d’une ouverture vers les aventures à suivre. Mais l’aventure qu’il décrit n’est en soit pas la plus intéressante de celles de la séquence. Sachant que ce roman avait pour but en réalité de faire partir les personnages sur des pistes parallèles, on pourrait se dire que c’est un mal pour un bien, car on était en droit d’espérer quelque chose de très bon par la suite. Mais ceux qui ont déjà lu la suite de la légende de Drizzt, et la trilogie « Mercenaires » savent déjà que pour l’un, l’idée aura été malheureusement avortée trop tôt, tandis que pour l’autre elle a plutôt été gâchée.
      Reste qu’on retrouve la patte de Salvatore dans ce roman, avec ses combats très bien décrits, et tous ces personnages auxquels ont s’est désormais très attachés. Mais l’aventure laisse plus un goût de déception pour finir qu’un grand emballement.

Milady (Octobre 2010) – 19.50€ – 9782811204266

Auteur : R.A. Salvatore
Illustrateur : Todd Lockwood
Traduction : Sonia Quémener

Séquence :du Monde d’Ombre Terre
Traduction :Michèle Zacchayus
Couverture :Todd Lockwood

Quatrième : Le destin des trois hommes se noue et les Royaumes pleurent…
Drizzt Do’Urden, l’elfe noir, entraîne ses amis dans une mission suicide contre le cristal maléfique Crenshinibon… Wulfgar le barbare revient des Abysses, mais les adversaires qui l’attendent dans le monde des vivant sont moins redoutables que le démon tapi dans son âme… Maître assassin et ennemi juré de Drizzt, Artemis Enteri pourrait mettre un terme aux luttes de pouvoir qui font rage à Calimpotr. Hélas pour lui, il a perdu l’envie de tuer…
Le destin de trois hommes les pousse à s’affronter et les Royaumes pleurent !

Fleuve Noir : ISBN : 2-265-06888-8 –

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