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R’lyeh 1

Un jeune homme se promène dans Paris, place Saint-Michel. Il est amateur d’étrange, mais uniquement pour le côté dépaysant, de jeu de rôle pour la même raison, en fait de tout ce qui peut le sortir du train-train terriblement réaliste de notre société.
Passant devant une petite librairie regorgeant de vieux volumes aux sujets disparates, il entre jeter un coup d’Œil. C’est à cet instant que son monde va commencer à s’effondrer, avec la découverte d’un livre qui n’était pourtant pas censé exister : «The Text of R’lyeh », à part dans l’esprit malade d’un écrivain, H.P. Lovecraft.

Un bon début d’histoire. Cela fait longtemps que je n’avais pas fait un tour dans l’univers de H.P. Lovecraft, que Pierre de Beauvillé exploite avec maîtrise. Mystères, ambiance glauque, «héros » qui ne cherchait pas à en être un, mais qui par quelques affinités avec un sujet quelconque, ici l’étrange, se retrouve confronté aux pires cauchemars de la société humaine, même si elle n’en a pas conscience : les créatures de la nuit, innommables et inaccessibles à l’esprit humain…. Bouh ! vous êtes sûr qu’il n’y a personne sous votre lit ?
Donc, rien à dire pour l’ambiance.
Côté effet spéciaux, suspens, mort soudaine, invisible ou visible, la production a fait un tout aussi bon travail  : île sortant des flots, armée américaine, zodiaque et gentils GIs se faisant réduire en purée sans rechigner. Ha si. Ils ont quand même un peu peur, Cthulhu, c’est quand même plus fort que les Américains, enfin presque.

Alors d’où vient cette petite chose qui me gêne. Ha oui. Le scénario. J’ai sûrement raté un truc, mais je ne vois pas l’intérêt de mêler un adepte de Lovecraft à une expérience de l’armée, qui lui offre des sommes d’argent conséquentes pour faire quelque chose que d’autres chercheurs «professionnels » de chez eux auraient pu faire. Cela fait un peu mauvais background (terme de joueur de jeu de rôle désignant l’histoire précédant un scénario, faite pour entraîner le personnage, et celui qui l’incarne dans l’histoire. En fait, si le joueur a envie de jouer ce jour-là, il a intérêt à ne pas faire le malin, et à accepter ce background, sinon, on dit qu’il «évite » l’aventure de son plein gré).

Cependant, l’impression finale reste bonne, avec une montée en puissance tout au long des pages.

Ce texte va être suivi de R’lyeh, Les Adorateurs, toujours aux éditions Manuscrit.
PS : La version que j’ai lu est celle imprimée à partir du fichier pdf, donc 74 pages A4. Il existe une édition livre imprimé avec comme ISBN : 2-7481-4668-9

Le Manuscrit (2004)78 pages ISBN : 2-7481-4669-7 Couverture : de

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