Roi des

Corum 3

Il y avait en ce temps-là des océans de lumière et des cités dans les cieux et de farouches bêtes volantes en bronze… C’était le temps des dieux qui se manifestaient sur notre monde en tous ses aspects, le temps de la magie et des fantasmes… C’était un temps de richesse et un temps d’obscurantisme. Le temps des Maîtres des Épées. Le temps où se mouraient les Vadhaghs et les Nhadraghs, ennemis de temps immémorial. Le temps où l’Homme, esclave de la peur, commençait à se manifester, apportant avec lui la mort et la terreur…

Ce que vous venez de lire est quatrième de couverture. Elle est parfaite pour introduire le cycle.

Corum et ses compagnons ont encore une fois repoussé le Chaos, et Xiombarg a été défaite. L’antique château dErorn est reconstruit, et le Prince a retrouvé une partie de son peuple. Il profite de cette félicité et de son amour toujours aussi fort pour Rhalina. Cependant il reste des ombres dans ce tableau de bonheur. Glandyth-a-Krae lui a encore échappé, et les forces du Chaos sont loin d’être défaites. Alors quand un temps froid s’installe, et que l’humeur générale des habitants se dégrade inexplicablement, poussant les amis à se disputer, puis à se combattre, il est bien obligé de se rendre compte que le Chaos est de retour, et plus fort que jamais.

C’est toujours armée de sa main à six doigts, de l’Œil de Rhynn et de son courage que le Prince à la robe écarlate va débuter son troisième combat contre les forces chaotiques menées par son ennemi personnel, le Madben Glandyth, qui a trouvé un nouvel allié sous la «personne » du Roi des Épées, Mabelode. Il va aussi y rencontrer deux autres de ses incarnations, le Prince Elric et le héros Erekosë.

Corum est un des incarnations du héros éternel, rôle donné aussi par le destin à Hawkmoon ,Elric, Erekosë, Kane, Cornelius, Carnélian, Glogauer, Bastable et d’autres…). Voyage entre les dimensions, les mondes, et le temps, le récit se lit malgré tout avec facilité. L’écriture de Michael Moorcock permet de profiter pleinement de ses personnages, de leurs personnalités parfaitement décrites. Rencontre avec les dieux, avec la souffrance. Mais aussi un amour impossible, mais pourtant devenant réel.

M. Moorcock nous donne au passage une légende aux légendes des elfes, des mythes nordique ou celtes, pour ce que j’en ai vu. Il y en a sûrement d’autre. C’est de toute façon un cycle indispensable pour ce qui est de la fantasy, et qu’il faudra poursuivre avec les autres héros maudits de l’auteur.

L’Atalante Bibliothèque de l’évasion (1988)184 pages ISBN : 2-905158-07-7
Traduction : Bruno Martin
Titre Original : The King of the Sword (1972)

Couverture : Jérôme Bosch

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