Réveil d’ Ymir (le) de Nicolas Bouchard

Elie Merrivale est un universitaire sur Europa II. Donc un élu, sur cette planète glaciaire, qui aurait pu être le dernier bastion utopique du savoir et de la recherche. Si ces même utopistes n’avaient transformé leur création en une horreur politique où, dès cinq, six ans, il est décidé si vous allez être un être intelligent ou un Hors cursus, placé juste avant l’animal, et encore.
Les Hors-C sont une main d’Œuvre que l’on entretient juste assez pour qu’elle effectue sont travail, sous la surveillance d’élus. Mais surtout, ils ne reçoivent une éducation minimum. Normalement, dans l’esprit des universitaires, enfin la majorité, sans éducation, ils ne peuvent avoir aucune réflexion, aucune culture. Ce ne sont que des animaux.
Le professeur Merrivale, éminent linguiste, est toujours resté le plus éloigné possible des guerres politiques que se mènent les grandes loges, Néodarwinistes, Utilitaristes et Béhavioristes, qui gèrent Europa II.
Il est aussi auteur de « John Dickinson Carr, ou la Sémantique au secours du Roman Policier à énigme ».
Ce sont ces deux points qui vont faire de lui le Censeur qui devra enquêter sur le meurtre d’un de ses collègues. Il aura l’aide d’une jeune et séduisante étudiante, Eléonore et des Brigades Universitaires.

Entre le récit sur la linguiste, la sémantique et le roman policier, l’image d’un univers et de sa politique éducative… politique pas si improbable, si un jour l’éducation est réservée à une élite, quel quelle soit. Sans pour autant effacer ni le coté policier, ni celui sciences fiction, un récit de politique fiction sur l’évolution sous son aspect éducatif. L’auteur a réussit à garder un équilibre entre ces différentes parties. Les différents extraits, ou citations, en début de chapitre trouvent bien leur place, sans pour autant donner un sentiment de cours. On lit ce livre pour le plaisir de la lecture, mais en même temps, un peu de philo, de sciences appliquées et de sociologie, à petite dose, ne font pas de mal J .
Pour finir, une pincée de politique galactique, d’économie coloniale, ne pas oublier quelques sentiments, pas grandiloquents, mais bien présents, et vous voilà avec un bon livre de sciences fiction, qui peut faire froid dans le dos.

Mnemos ()269 pages 16.77 € ISBN : 2-911618-71-8 ()
Couverture : Didier Graffet
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Icares SF 2001

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