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Allan :
Le seigneur Finstern, le maléficient part à la chasse sur le fief de Féerie pour chasser les mortels qui se trouvent en ces lieux magiques, terrorisés par le seigneur ténébreux.
Au cours de la poursuite d’un jeune homme, Finstern découvrira au sud de la rivière les trois Parques qui doivent une nouvelle fois décider de son destin.
L’oracle marquera la fin de son règne : il sera renié trois fois par les siens son seul espoir réside dans l’amour d’une fée mais pas n’importe laquelle…
Celle qui lui est destiné, Angharad, est fille du printemps et de l’hiver, de la sève et du givre, et c’est le fils de Finstern qui la trouvera et l’épousera…

Orcusnf :
Lorsque Finstern, roi de Dorcha, rencontre les Parques pendant l’une de ses célèbres chasses, la sentence s’avère funeste. Deux des soeurs prononce une sentence qui le voue à la souffrance puis à la mort, mais la troisième lui procure une lueur d’espoir dans l’amour qu’il éprouvera pour une femme. Et cette femme ne sera pas ordinaire, car elle est née de l’union entre deux êtres que tout oppose, elle est la fille de la cour d’Hiver, plus précisément du prince Frost, et celle d’une dryade du printemps, Alyz. Et pour que leur brève union donne naissance à un enfant, ils doivent prendre la vie d’un mortel. Et par le plus malheureux des hasards, ils prennent celle d’un prince humain, dont la mère, éplorée, décide de se venger de ces êtres féériques qui lui ont pris son enfant. Lorsqu’arrive le temps de la parturition, alors que bien des années ont passé, c’est la reine, devenue simple sage-femme, qui est choisie. L’heure de sa vengeance arrive, et elle enlève l’enfant qui vient de naître, une fille, et l’abandonne au fond d’une forêt, alors qu’une tempête de neige fait rage. Contre toute attente, l’enfant survit et lorsque survient le printemps, elle est trouvée par des paysans humains. Sa mère adoptive, Llewellyn, la nomme Eirlys, car elle portait sur l’épaule une trace qui ressemblait à un flocon. Et quand elle atteignit ses cinq ans, un cavalier se présenta au village, et il l’acheta à sa mère adoptive.Et c’est ainsi que Shimrod, fils de Finstern, devint le tuteur d’Angharad, “la-très-aimée”. Bien des années plus tard, elle devait rencontrer Finstern, son grand père adoptif et celui à qui elle était promise. Mais ceci est une autre histoire.


Allan :
C’est une des rares histoires que j’ai lue récemment que l’on peut classer sans hésitation aucune dans la rubrique conte de fées… tant au niveau de l’histoire, que du style d’écriture…
C’est bien écrit et surtout agréable. Nous suivons les destins difficiles d’un seigneur au coeur sombre qui va petit à petit perdre de sa superbe et de son pouvoir au fur et à mesure de l’attente de sa bien aimée qui, de son côté, fait tout son possible pour ne pas tomber dans les filets de l’amant qui lui est destiné, père de son mari…
Une lutte d’esprit – et de corps – digne du plus grand intérêt.
Je vous le conseille très fortement, il prouve une fois de plus que la littérature imaginaire française n’a rien à envier à ses concurrents anglophones 😉

Orcusnf :
Difficile de définir avec exactitude ce qu’est la Sève et le Givre. L’on sait de Léa Silhol qu’elle a commencé sa carrière avec les contes de la Tisseuse, que La Sève et le Givre a remporté le prix Merlin 2003, ce qui est amplement mérité d’ailleurs. l’histoire se déroule dans ce qu’on peut appeler le monde celtique, c’est à dire la Grande-Bretagne, la Bretagne et l’Irlande, à une époque indéfinie. Car le narrateur nous livre ici le récit des aventures de héros du monde des fées, une lutte entre les cours qui se divisent le royaume de Féérie, une lutte avec le destin incarné par les Parques, une lutte entre l’amour et le devoir. Un conte étrange, dérangeant, qui faisait et fait toujours figure d’OLNI dans la littérature française.

La Sève et le Givre est un univers à part, c’est une approche différente de la fantasy, c’est une écriture étudiée – pour ne pas dire tarabiscotée , des références mythologiques solidement étayées, un style tellement anormal qu’on ne peut plus vraiment le critiquer. Soit Léa Silhol est folle, soit elle est géniale, c’est un peu ça le problème avec ce livre, et son écriture en général. Je préfère faire une croix sur mon ego et choisir la deuxième solution, eu égard pour les sentiments que m’a inspirés cette oeuvre.

Il y a, quand on referme ce livre, à la fois un mélange d’exaltation, de satisfaction et d’ennui. Je commence par l’ennui, car c’est ce qui pourrait passer pour un défaut. L’action est lente, pour rester dans une métaphore qu’affectionne l’auteur, elle est quasiment tissée sous nos yeux. Ce qui rend le texte difficile à lire, j’ai mis moi même près d’une semaine pour un livre qui ne dépasse pas les 300 pages, et impossible à lire sans pause régulière. La faute au récit, qui est par trop décalé dans sa forme pour le lecteur peu habitué, je pense que pour pleinement l’apprécier, il faut avoir lu les oeuvres précédentes de Léa Silhol, faute de quoi sinon on ne peut pleinement accrocher à son univers. Une lacune qui était mienne, et que je me dois donc de corriger, même si ce sera trop tard. Satisfaction aussi, car on est tout d’abord venu à bout de ce pavé maigre en signes mais dense en contenu, il y a tellement de choses à retenir, tant de dimensions à prendre en compte dans le royaume de Féérie, la politique y est une chose complexe et les relations entre les personnages s’en ressentent considérablement, suite à quoi le dénouement final de la diégèse provoque un véritable soulagement du lecteur quand tout commence à relativement s’éclaircir. Exaltation enfin, car il ne faut pas se leurrer, ce livre est exceptionnel. L’histoire m’a en partie rappelé le cycle des princes d’Ambre de Zelazny, un cycle superbe et courant sur dix tomes qui, bien que perdant en qualité peu à peu, n’en restent pas moins palpitants. Ce qu’on retrouve ici, mais avec la patte de Léa Silhol, une patte si spéciale, qu’elle en transforme le sujet et en fait quelque chose d’autre. C’est un style qui rappelle les ballades d’antan, les contes moyenageux,un style oral finalement, comme la conteuse qu’elle ambitionne et réussit à être. Un conte qui s’est retrouvé enfermé sur le papier, alors qu’il mérite en fait d’être récité.

Je m’arrêterai là, car en réalité, on pourrait s’apesantir des heures et des heures sur cette oeuvre sans en venir à bout. Je ne parlerai pas de l’histoire, bien particulière et seulement évoquée à travers mon résulé. Toute l’oeuvre me semble d’une richesse telle, qu’à mon humble avis, elle deviendra indubitablement un des meilleurs romans de la fantasy française, et qu’elle aurait même sa place dans les universités. Je ne me demande qu’une chose, à quand une traduction en anglais, histoire de montrer aux anglo-saxons qu’en France, on sait aussi écrire une Fantasy inoubliable, capable de rendre fade ce qu’on a pu lire avant.


Allan :
Le seigneur Finstern, le maléficient part à la chasse sur le fief de Féerie pour chasser les mortels qui se trouvent en ces lieux magiques, terrorisés par le seigneur ténébreux.
Au cours de la poursuite d’un jeune homme, Finstern découvrira au sud de la rivière les trois Parques qui doivent une nouvelle fois décider de son destin.
L’oracle marquera la fin de son règne : il sera renié trois fois par les siens son seul espoir réside dans l’amour d’une fée mais pas n’importe laquelle…
Celle qui lui est destiné, Angharad, est fille du printemps et de l’hiver, de la sève et du givre, et c’est le fils de Finstern qui la trouvera et l’épousera…

Orcusnf :
Lorsque Finstern, roi de Dorcha, rencontre les Parques pendant l’une de ses célèbres chasses, la sentence s’avère funeste. Deux des soeurs prononce une sentence qui le voue à la souffrance puis à la mort, mais la troisième lui procure une lueur d’espoir dans l’amour qu’il éprouvera pour une femme. Et cette femme ne sera pas ordinaire, car elle est née de l’union entre deux êtres que tout oppose, elle est la fille de la cour d’Hiver, plus précisément du prince Frost, et celle d’une dryade du printemps, Alyz. Et pour que leur brève union donne naissance à un enfant, ils doivent prendre la vie d’un mortel. Et par le plus malheureux des hasards, ils prennent celle d’un prince humain, dont la mère, éplorée, décide de se venger de ces êtres féériques qui lui ont pris son enfant. Lorsqu’arrive le temps de la parturition, alors que bien des années ont passé, c’est la reine, devenue simple sage-femme, qui est choisie. L’heure de sa vengeance arrive, et elle enlève l’enfant qui vient de naître, une fille, et l’abandonne au fond d’une forêt, alors qu’une tempête de neige fait rage. Contre toute attente, l’enfant survit et lorsque survient le printemps, elle est trouvée par des paysans humains. Sa mère adoptive, Llewellyn, la nomme Eirlys, car elle portait sur l’épaule une trace qui ressemblait à un flocon. Et quand elle atteignit ses cinq ans, un cavalier se présenta au village, et il l’acheta à sa mère adoptive.Et c’est ainsi que Shimrod, fils de Finstern, devint le tuteur d’Angharad, “la-très-aimée”. Bien des années plus tard, elle devait rencontrer Finstern, son grand père adoptif et celui à qui elle était promise. Mais ceci est une autre histoire.


Trois fois les Parques ont parlé, et en accord avec leurs prophéties de ruine, Finstern, Roi de la Cour unseelie de Dorcha, doit mourir. Sauf si… Comme une dernière chance, ou un danger supplémentaire, des puissances contraires mettent au monde Angharad, née du printemps et de l’hiver, de l’élan et de la mort. Elle peut contrecarrer le destin de Finstern, ou le précipiter, et s’avance sur l’échiquier en Reine Blanche, porteuse du pouvoir de trancher entre des myriades d’intérêts divergents. Mais sans savoir quel est son destin, ni le prix qu’elle devrait payer pour écarter Finstern du sien. Au cŒur des affrontements entre les fées d’Ombre et de Lumière, les Fatalités et les anciens dieux, Angharad cherche une voie qui lui soit propre, chacune de ses décisions engageant à la fois l’équilibre de la Féerie, et des Terres de Mortalité… Par Léa Silhol, auteure des Contes de la Tisseuse, Traverses et Il Etait une Fée, ainsi que des nouvelles du Dit de Frontier.
Oxymore (Octobre 2002)281 pages 21.00 € ISBN : 2-913-93920-1 Couverture : Ruby

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