Terre d

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Moyenne : 7.0/10 (1 vote pris en compte)

Séquence :La légende de Drizzt n°2
Milady : Après l’excellente surprise lors de la lecture de la réédition par Milady de Terre natale, je m’attendais encore une fois à rédécouvrir cette suite d’une toute autre manière, mais pas à ce point.

Si j’avais gardé un excellent souvenir du premier tome de la trilogie de l’elfe noir, le second, dans mes souvenirs, était moins entraînant, et faisait plus office de lien entre le premier et le troisième tome qu’autre chose. Pourtant, en lisant cette réédition, en traduction intégrale, cette nouvelle aventure de Drizzt m’est apparue d’une toute autre manière.
Dans ce nouveau roman, le personnage de Drizzt Do’Urden affronte de nombreux ennemis, et en tout premier lieu lui-même. Car cela fait dix ans qu’il vit seules dans les tunnels inhospitaliers d’Outreterre, et à mesure que le temps est passé, le drow s’est laissé envahir par “le chasseur”, cette part d’ombre en lui qui le transforme en un être dénué de tout sentiment, et capable de tuer froidement. Ce “personnage” faisant désormais partie de Drizzt va être omniprésent dans cette aventure, ce qui permet à l’auteur de livrer ici un roman beaucoup plus intimiste.
Après avoir décrit en détail la société drow dans le précédent roman, R.A. Salvatore profite ici de ce périple dans tout l’Outreterre pour faire découvrir au lecteur les autres peuples qui y vivent, et notamment le peuple des Svirfneblin, dont on avait entendu un peu parler dans Terre natale, sans en savoir beaucoup sur eux. Cette fois-ci, le lecteur découvrir la cité de Blingdepierre où vivent ces gnomes des roches, créatures attachantes loins des cruels elfes noirs. Mais Drizzt découvrira aussi le peuple des flagelleurs mentaux, les illithids, ces créatures laides qui se nourrissent sur cerveau de leurs victimes.
Loin de la froideur et de la cruauté des drows, une grande amitié va naître entre Drizzt et Belwar, un svirfneblin dont il avait sauvé la vie alors qu’il vivait toujours à Menzoberranzan, ainsi qu’avec un Pech nommé Caqueteur. Ce dernier, transformé en porte-croc, une créature sanguinaire, par un sorcier, va beaucoup toucher Drizzt, car l’elfe noir verra en lui le même combat intérieur qu’il livre contre le chasseur.
Mais comme à la lecture du roman aux éditions Fleuve Noir, cette partie m’a beaucoup moins plue que la première. Car si celle se déroulant parmi les gnomes est intéressante, et fait avancer le personnage, toute la partie avec le porte-croc (dont je n’ai jamais réussi à me faire une image de l’apparence malgré toutes les description de l’auteur) et les flagelleurs mentaux me donne plus l’impression que l’auteur s’est “forcé” à l’inclure dans l’histoire pour décrire ces créatures d’Outreterre, comme si son éditeur lui avait demandé d’en parler. Cependant, cette partie du roman trouve tout son intérêt surtout sur la fin, lorsque Drizzt va devoir faire face à son passé, et faire un choix crucial pour son avenir.
Car finalement, ce qui reste le plus intéressant dans ce roman comme dans son prédécesseur, c’est tout ce qui touche au peuple drow, et à son fonctionnement cruel. Du côté des elfes noirs, ce roman fait apparaître un nouveau personnage très intéressant, qui restera l’une des figures des aventures de Drizzt : Jarlaxle, le chef de Bregan D’Aerthe. Ce drow au look vraiment original, et maître de l’intrigue, est vraiment intéressant. Car si le fonctionnement de la communauté elfe noir est cruel, il en est un qui sait en tirer toujours profit.
Tout de même un peu moins bon que le premier tome de la trilogie, à cause de cette partie un peu plus longue en milieu de roman, cette nouvelle aventure de Drizzt reste un très bon cru, grace notamment au style d’écriture de R.A. Salvatore toujours aussi bon, notamment dans les combats qui ont fait son succès, et cette nouvelle traduction lui fait encore une fois honneur, associée à la superbe couverture de Todd Lockwood.
Si Drizzt reste une des figures emblématiques des Royaumes Oubliés, ce n’est pas pour rien, et ce roman confirme la qualité de ses aventures.

Fleuve Noir : Après avoir décortiqué avec précision la société ultra violente des Drow, R.A. Salvatore continue de nous décrire les peuples d’Ombre-Terre à travers les yeux de son héros : Drizzt Do’Urden. On découvre dans ce roman la société des Svirfneblin, ainsi que celle des Illithils (flagelleurs mentaux), un peuple dont la puissance repose sur ses attaques mentales.
Moins entraînant que “Terre natale”, car avançant plus doucement, le second roman de la trilogie est tout de même assez intéressant pour accrocher le lecteur jusqu’à la dernière page. Le destin de Drizzt, le Drow pas comme les autres, est toujours aussi intriguant et on saute sur le roman suivant dès l’épilogue de celui-ci terminé.
Je conseille donc “Terre d’Exil” aussi vivement que “Terre natale“, même s’il est plus lent.

Quatrième : Drizzt a quitté Menzoberranzan, sa ville natale, pour gagner les contrées sauvages de l’Outreterre. C’est le début pour lui d’une vie d’errance et de traque. Car Drizzt doit devenir un chasseur s’il veut prendre le dessus sur les créatures qui rôdent dans les profondeurs. Il peut heureusement compter sur l’aide de Guenhwyvar, sa fidèle panthère magique. Mais le jeune elfe noir n’est pas seulement confronté à la sauvagerie de contrées hostiles, il doit aussi faire face à une menace bien plus ancienne : sa famille ne l’a pas oublié et sa mère, la maléfique Matrone Malice, tient à resserrer les liens du sang… jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Milady : Aout 2008 – 329 pages – ISBN : 9782811200190 –
Traduction :Yann Chican
Couverture :Todd Lockwood

Quatrième : Ombre-terre, le souterrain où je suis né, réserve aux révoltés d’abominables épreuves. Loin de Menzoberranzan, je dois lutter pour me faire une place, si discrète soit-elle, dans ces galeries obscures où règne la terreur.
Sans famille, sans ami, sinon Guenhwyvar, ma fidèle panthère magique, je commence à douter qu’il existe un endroit où je puisse vivre en paix.
Mais qui peut dire seulement combien de temps il me reste à vivre ? Les elfes noirs n’oublieront jamais que j’ai renié leur héritage.
Et ils ne sont pas connus pour leur mansuétude…

Fleuve Noir : 1997 – 247 pages – ISBN : 2-265-07439-X –

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