Timbré de Terry Pratchett

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Les Annales du Disque Monde 30

Un escroc méconnaissable doit reprendre la Poste d’Ank-Morpork et la remettre sur pied. Moite von Lipwig échappe à la corde, à condition de revêtir un bel habit doré et de devenir Monsieur le Receveur, le tout avec la «concurrence » du clic-clac qui ne sait plus montrer que ses défauts : coût exorbitant et pannes récurrentes.

Dramaturgie impeccable, quelques moments à frisson, des éclats de rire, beaucoup d’humour comme d’habitude. Le retournement ultime a aussi bien lieu 50 pages avant la fin. Un bon Pratchett, donc. Je regrette simplement que l’intrigue autour de Monsieur Graille semble être quelque peu évacuée facilement, ainsi que l’histoire d’avatar et de «lettres qui parlent ». A quand le roman de Pratchett de 1000 pages qui pourra exploiter toutes les bonnes idées qui parsèment ses romans ?

Pour la première fois, je dirais que c’est un roman qui perdra de sa saveur si l’on n’a pas lu «mécomptes de fées » et «le cinquième éléphant », qui permettent de 1) localiser Genua (ce qui n’est pas forcément essentiel, certes), 2) savoir ce qu’est le clic clac. Avoir lu «La vérité » permet aussi de reconnaître certains personnages ; avoir lu «Pieds d’argile » vous aura initié à la problématique des Golems, et la lecture des romans où apparaissent le Guet et Vétérini peut s’avérer utile.

Le clic clac, sémaphore / télégraphe, ressemble de plus en plus à Internet au fil des pages, avec ses geeks et ses… je n’en dirais pas plus pour ne rien gâcher.

Mon seul regret ? J’ai ressenti un certain manque de vie. Oui, il y a une scène au Tambour Rafistolé, une à l’Université de l’Invisible, on évoque l’opéra, le Guet, le loup-garou du Guet, il y a une apparition du capitaine Carotte, un nombre incalculable de référence aux romans du Disque Monde. C’est une espèce de délire pour les fans. Mais… la ville ne semble pas réellement vivante, et c’est dommage.

Ceci dit, c’est tout de même excellent.
Pratchett, c’est bon, mangez-en.

” je vous offre un emploi, monsieur Lipwig, déclara le Patricien.
Celui de ministre des postes. “. Pour Moite von Lipwig, imposteur, arnaqueur professionnel, faux et usage de faux, recel d’abus de toute sorte, le choix est simple : remettre sur pied le service postal moribond d’Ankh-Morpork ou la corde. Une décision épineuse. Mais peut-être faut-il un filou pour réussir là où tant de ses prédécesseurs ont échoué. Surtout que la compagnie interurbaine des clic-clac est tombée aux mains de financiers peu scrupuleux (sauf pléonasme).
Alors assistera-t-on à une tentative de rédemption dans le monde timbré du courrier, un monde en attente d’un affranchi ?

L’Atalante La dentelle du cygne (Mai 2008)9.99 € ISBN : 9782841724192
Traduction : Patrick Couton
Titre Original : Going postal (2007)

Couverture : Paul Kidby

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