Tour du diable (la) de Mark Summer

En 1870, dans le Wyoming l’Amérique ne se remet pas de la façon connue par l’histoire de la guerre de sécession. La magie est venue y apporter quelques changements pas très subtils. Les shérifs sont toujours présents, pour protéger les villes, mais leur dextérité aux pistolets n’est plus la plus importante. Ce sont leurs dons, et la puissance de ceux-ci qui font la différence. Visionnage, gribouillage, transformateur, gesticulage, braillage, et sûrement l’un des plus puissant le bavardage. Des créatures pleine de dents, de griffes apparaissent dans des dessins faits sur le sol, des têtes explosent sous la puissance de cris. On ne respire plus après quelques mouvements de doigt. La vie des shérifs ne dure que le temps pour quelqu’un de plus puissant de les défier, soit pour prendre la ville, soit pour les remplacer dans leur charge. Les villes ne survivent que grâce à la présence de leur représentant de la loi. Sitôt un shérif disparu et non remplacé, la ville se vide, meurt.

Mais à part cela, tout reste normal. Les indiens sont des êtres auxquels il ne faut pas faire confiance, l’homme noir est en dessous de l’indien, qui est à peine au dessus du chien. Et encore, on fait confiance au chien. Rien que de très normal, en Amérique à cette époque. Les saloons sont remplis de cow-boys illettrés qui ne recherchent que prostituées et alcool. L’étranger est un être louche et dangereux. Les chercheurs d’or et les trappeurs ne réapparaissent en ville que le temps d’écluser le whisky de la ville et d’user ses quelques filles de joie.

Médecine Rock est l’une de ces villes. Elle a un bon shérif, solide, qui règle les duels à coup de figurines taillées dans le bois, mais surtout grâce à son talent de brailleur. Jusqu’à ce qu’un certain Quantrill y mette fin. Un incident fréquent, pour un shérif. Mais c’est dans cette ville de Jack Bird habite. Et il allait devenir assistant du shérif. Même si ce poste veut surtout dire mourir à la place du shérif. Il ne se connaissait pas de talent avant que le défunt shérif lui apprenne qu’il était un bavardeur, comme son père. Il n’a que le temps de fuir, blessé. C’est le début d’un long périple pour pouvoir retrouver les quelques habitants de Médecine rock qui ont essayé de l’aider, chose rare dans les villes, la population acceptant toujours le nouveau shérif.

Il va rencontrer, au milieu d’invocations errantes, d’évocations, esprits apparus de la multitude de morts de la guerre, des indiens décimés, des amis. D’abord Bred, un ancien soldat confédéré, noir, et transformeur. Puis Hatty, une femme mystérieuse aux puissants talents sur l’élément liquide. Ces deux là le soigneront, puis le suivront jusqu’à la fin, jusqu’au combat contre le général Custer. Custer qui a un rêve, et qui tient à ce que personne ne se mette sur son chemin.

Un récit que l’on peu dire gore. Ca ne rigole pas, et les descriptions ne s’embarrassent pas de délicatesse. Les têtes s’arrachent, les bras sont brisés, des créatures dévorent avec allant des mesures de chair par-ci par-là. On immole, puis on dessèche. Un vrai catalogue de tout ce qui peut faire mal, tuer. Mais ce n’est pas encore suffisant. C’est avec Custer que l’on découvrira la vraie puissance… à son avis tout du moins.
Tout en gardant l’ambiance des westerns, la magie s’intègre sans choquer. On est tout de suite mis dans le bain, dès les premières pages, puis cela ne s’arrête plus. Pas le temps de se dire que cela ne correspond pas à un bon vieux western à la John Wayne, bien que. Une ambiance qui décontenance tout en vous maintenant la tête sous l’eau, le temps que l’on ne se débatte plus, et que l’on s’aperçoive que c’est tout a fait vivable. Alors on suit Jack Bird. De pas trop près, parce qu’est-ce qu’il déguste ! Pas cool la dure vie des héros.

En 1870, dans le Wyoming l’Amérique ne se remet pas de la façon connue par l’histoire de la guerre de sécession. La magie est venue y apporter quelques changements pas très subtils. Les shérifs sont toujours présents, pour protéger les villes, mais leur dextérité aux pistolets n’est plus la plus importante. Ce sont leurs dons, et la puissance de ceux-ci qui font la différence. Visionnage, gribouillage, transformateur, gesticulage, braillage, et sûrement l’un des plus puissant le bavardage. Des créatures pleine de dents, de griffes apparaissent dans des dessins faits sur le sol, des têtes explosent sous la puissance de cris. On ne respire plus après quelques mouvements de doigt. La vie des shérifs ne dure que le temps pour quelqu’un de plus puissant de les défier, soit pour prendre la ville, soit pour les remplacer dans leur charge. Les villes ne survivent que grâce à la présence de leur représentant de la loi. Sitôt un shérif disparu et non remplacé, la ville se vide, meurt.

Mais à part cela, tout reste normal. Les indiens sont des êtres auxquels il ne faut pas faire confiance, l’homme noir est en dessous de l’indien, qui est à peine au dessus du chien. Et encore, on fait confiance au chien. Rien que de très normal, en Amérique à cette époque. Les saloons sont remplis de cow-boys illettrés qui ne recherchent que prostituées et alcool. L’étranger est un être louche et dangereux. Les chercheurs d’or et les trappeurs ne réapparaissent en ville que le temps d’écluser le whisky de la ville et d’user ses quelques filles de joie.

Médecine Rock est l’une de ces villes. Elle a un bon shérif, solide, qui règle les duels à coup de figurines taillées dans le bois, mais surtout grâce à son talent de brailleur. Jusqu’à ce qu’un certain Quantrill y mette fin. Un incident fréquent, pour un shérif. Mais c’est dans cette ville de Jack Bird habite. Et il allait devenir assistant du shérif. Même si ce poste veut surtout dire mourir à la place du shérif. Il ne se connaissait pas de talent avant que le défunt shérif lui apprenne qu’il était un bavardeur, comme son père. Il n’a que le temps de fuir, blessé. C’est le début d’un long périple pour pouvoir retrouver les quelques habitants de Médecine rock qui ont essayé de l’aider, chose rare dans les villes, la population acceptant toujours le nouveau shérif.

Il va rencontrer, au milieu d’invocations errantes, d’évocations, esprits apparus de la multitude de morts de la guerre, des indiens décimés, des amis. D’abord Bred, un ancien soldat confédéré, noir, et transformeur. Puis Hatty, une femme mystérieuse aux puissants talents sur l’élément liquide. Ces deux là le soigneront, puis le suivront jusqu’à la fin, jusqu’au combat contre le général Custer. Custer qui a un rêve, et qui tient à ce que personne ne se mette sur son chemin.

Un récit que l’on peu dire gore. Ca ne rigole pas, et les descriptions ne s’embarrassent pas de délicatesse. Les têtes s’arrachent, les bras sont brisés, des créatures dévorent avec allant des mesures de chair par-ci par-là. On immole, puis on dessèche. Un vrai catalogue de tout ce qui peut faire mal, tuer. Mais ce n’est pas encore suffisant. C’est avec Custer que l’on découvrira la vraie puissance… à son avis tout du moins.
Tout en gardant l’ambiance des westerns, la magie s’intègre sans choquer. On est tout de suite mis dans le bain, dès les premières pages, puis cela ne s’arrête plus. Pas le temps de se dire que cela ne correspond pas à un bon vieux western à la John Wayne, bien que. Une ambiance qui décontenance tout en vous maintenant la tête sous l’eau, le temps que l’on ne se débatte plus, et que l’on s’aperçoive que c’est tout a fait vivable. Alors on suit Jack Bird. De pas trop près, parce qu’est-ce qu’il déguste ! Pas cool la dure vie des héros.

L’Atalante 17.10 €
Traduction : Patrick Couton
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