Tranperceneige de Lob, Rochette, Legrand

Le Transperceneige refait l’actualité ces derniers temps suite à la diffusion de la série éponyme sur Netflix.

Cette bande-dessinée post-apocalyptique des années 80 avait déjà bénéficié d’une adaptation cinématographique en 2013, sous le titre Snowpiercer, le Transperceneige réalisé par Bong John-ho.

Dans un futur indéterminé, les hommes ont sacrément raté leur coup entre guerres et tentatives de rétablir une situation qui se dégradait jour après jour pour finir par définitivement bousiller le climat, devenu glaciale et ne permettant pas la survie… Dans ce monde foutu, l’humanité survit dans le Transperceneige, ou plutôt dans deux puisque nous serons rapidement embarqué dans les albums suivants dans le Transperceneige 2.

Tout commence par la volonté de Proloff, un homme de la queue du train, de vouloir remonter le train et par là comprendre les événements. Au fur et à mesure de cette remontée, abrupte et violente, nous découvrons un système de hiérarchie, de castes même pourrait-on dire, dans ce train au mouvement perpétuel.

Comment évolue le monde et comment permettre la survie de l’humanité sont les thématiques forts de cette bande-dessinée dont les dessins de Jean-Marc Rochette sont aussi froids que ce qu’il reste de nos territoires. L’univers est forcément violent entre des pauvres qui n’ont que peu d’éléments de survie et des riches qui profitent à l’avant de tous les avantages qu’ils avaient déjà dans le passé.

Parcourant la blanche immensité d’un hiver éternel et glacé d’un bout à l’autre de la planète roule un train qui jamais ne s’arrête.

C’est le Transperceneige aux mille et un wagons.

Nous découvrons cet univers en se demandant d’ailleurs s’il pourrait avoir un lien avec La Compagnie des Glaces de Georges-Jean Arnaud, paru à la même période, tant nous retrouvons cette thématique de la période glaciaire et dans le même temps cette notion de survie de l’humanité et de hiérarchisation des populations… Sans oublier la présence centrale du train, bien sûr ;)… Mais non, il ne s’agit que d’une coïncidence, montrant néanmoins l’importance de ces thèmes (déjà) et peut-être une fascination aussi pour le chemin de fer.

Vous pourrez donc découvrir au travers de cette réédition chez Casterman les trois volumes : L’Échappée, L’Arpenteur et La Traversée. L’occasion de découvrir cette épopée avant de vous lancer dans la série, et je peux vous assurer pour avoir lu, regarder le film et débuter la série que les 3 ont des histoires suffisamment différentes pour que vous puissiez apprécier les 3 dimensions.

Casterman (Février 2019) – 280 pages – 25€ – 9782203088054
Scenario : Benjamin Legrand, Jacques Lob
Dessins : Jean-Marc Rochette

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