Transparences de Yal Ayerdhal

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Allan : Ann sait qu’elle est suivie, elle ne sait pas pourquoi ces personnes en ont après elle spécialement, mais il n’y a pas de doute quand à leurs intentions. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’on la traque ainsi ; le résultat sera le même que d’habitude… Les quatre suiveurs se feront tués au moyen d’un poinçon, sans que les passants, pourtant nombreux dans la rue, ne soit en mesure de donner un signalement fiable de la jeune femme.

Stephen, criminologue à interpol, est chargé de faire des liens entre différents crimes en apparence sans rapport entre eux quand il tombera sur le dossier “Ann X”. Un nombre incalculable de meurtres sont dues à cette femme ! Les points communs entre les crimes sont : meurtre à l’arme blanche, aucun témoin en mesure de décrire la coupable et brouillage des caméras de surveillance.

En collaboration avec le FBI, la NSA, la BRD, il tentera de “coincer” Ann. Le plus gros problème reste le don de “transparence” : elle arrive à se rendre invisible aux yeux de ceux qu’elles croisent…

Alain : Stephen est un profiler. Sa mission au sein d’Interpol est de se pencher sur tous les crimes restés sans solutions et d’essayer de trouver un ou plusieurs liens entre eux qui pourraient amener à penser qu’ils sont l’Œuvre d’un seul et même individu. Et il tombe sur une série de crimes qui se ressemblent étrangement. Arme blanche, violence extrême et absence du moindre indice. Les enregistrements audio et vidéo sont inexploitables, comme si toutes les preuves étaient immédiatement effacées ou rendues inutilisables. Et en essayant de remonter la piste il réalise qu’il ne s’agit pas seulement de quelques crimes, mais de plusieurs centaines. Et que certaines organisation officielles semblent protéger le tueur.
Et la meurtrière présumée qui semble prendre un malin plaisir à se retrouver sans cesse sur son chemin !

Allan : Vous allez vous demander pourquoi nous traitons une oeuvre thriller sur Fantastinet ? Pour plusieurs raisons ; tout d’abord, ceci est la première oeuvre purement policière – car d’autres écrits bien que SF, se révelaient aussi du domaine du thriller – de l’auteur… De plus, Ayerdhal a accepté de répondre à quelques questions de notre part, et comme la période est celle de la sortie de ce livre, il est tout naturel de le présenter…

On l’aura donc bien compris, le dernier roman d’Ayerdhal tiendra plus du thriller que d’un autre genre, néanmoins, je pense qu’on peut le cataloguer aussi dans le fantastique tant la capacité d’Ann à se rendre invisible n’est pas “normale”.
Toujours est-il qu’Ayerdhal a réussi l’exploit de faire un thriller d’une qualité irréprochable avec des personnages ambigus, et pour certains carrément mal dans leur peau.
Loin des clichés du genre, Stephen, notre profiler de service, se révèle incapable d’assumer ce qu’il va découvrir au fur et à mesure de ses investigations.
Ann, quant à elle, force l’admiration de par sa personnalité étrange et étonnamment attachante.
Quand à l’histoire elle-même, on sent le travail de recherche de l’auteur et nous plongeons avec délice dans une lutte non seulement entre “l’autorité” et la “serial killer” mais aussi dans l’univers implacable des services secrets, avec des guerres internes, qu’on ne comprend pas toujours et qui, loin d’aider à la résolution de l’énigme, ne fait que l’obscursir encore plus.
Bravo pour ce roman qui nous change radicalement des romans d’espionnage ou policier où tout le monde dégaine à tout va.

Alain : Certains faits qui composent l’histoire semble tellement invraisemblables qu’on a peur dés le début de ne pas accrocher et d’abandonner rapidement sa lecture. Mais Stephen nous entraîne à sa suite, dans les rues de Lyon et beaucoup plus loin, à travers les méandres de sa recherche d’informations, sans jamais nous lasser. Et plus on réalise que la distance qui nous sépare du criminel se réduit, plus une sorte d’angoisse s’empare de vous.
D’une histoire peu banale, Ayerdhal arrive à faire un roman policier haletant, qui rebondit sans cesse et semble ne jamais vouloir s’arrêter.
A la fois policier et espionnage, à la patine parfois un peu ancienne et parfois résolument actuelle, c’est un roman surprenant et intéressant.

Allan : Ann sait qu’elle est suivie, elle ne sait pas pourquoi ces personnes en ont après elle spécialement, mais il n’y a pas de doute quand à leurs intentions. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’on la traque ainsi ; le résultat sera le même que d’habitude… Les quatre suiveurs se feront tués au moyen d’un poinçon, sans que les passants, pourtant nombreux dans la rue, ne soit en mesure de donner un signalement fiable de la jeune femme.

Stephen, criminologue à interpol, est chargé de faire des liens entre différents crimes en apparence sans rapport entre eux quand il tombera sur le dossier “Ann X”. Un nombre incalculable de meurtres sont dues à cette femme ! Les points communs entre les crimes sont : meurtre à l’arme blanche, aucun témoin en mesure de décrire la coupable et brouillage des caméras de surveillance.

En collaboration avec le FBI, la NSA, la BRD, il tentera de “coincer” Ann. Le plus gros problème reste le don de “transparence” : elle arrive à se rendre invisible aux yeux de ceux qu’elles croisent…

Alain : Stephen est un profiler. Sa mission au sein d’Interpol est de se pencher sur tous les crimes restés sans solutions et d’essayer de trouver un ou plusieurs liens entre eux qui pourraient amener à penser qu’ils sont l’Œuvre d’un seul et même individu. Et il tombe sur une série de crimes qui se ressemblent étrangement. Arme blanche, violence extrême et absence du moindre indice. Les enregistrements audio et vidéo sont inexploitables, comme si toutes les preuves étaient immédiatement effacées ou rendues inutilisables. Et en essayant de remonter la piste il réalise qu’il ne s’agit pas seulement de quelques crimes, mais de plusieurs centaines. Et que certaines organisations officielles semblent protéger le tueur.
Et la meurtrière présumée qui semble prendre un malin plaisir à se retrouver sans cesse sur son chemin !

Etienne : Thriller ? peut être, mais la dimension fantastique du roman me semble évidente. les capacités surnaturelles d’Ann en font une tueuse particulièrement efficace. L’enquête amène à la comprendre, en cultivant volontiers l’ambiguité des sentiments qu’on peut éprouver pour tel ou tel personnage. Côté positifs, l ‘écriture d’Ayerdhal est toujours agréable, prenante, adaptée à un thriller. Côté négatif, son goût pour le complotisme d’Etat, et une capacité à construire des personnages avec des QI de génies, qui ont des capacités d’analyse instantanées incroyables, et du coup peu crédibles.

“Jeune femme sans type défini utilisant une arme blanche ou détournant de sa fonction usuelle un objet quelconque, réagissant à ce qu’elle considère comme une agression à connotation sexuelle ou à une atteinte à sa liberté. L’acte violent est toujours spontané, bref et extrêmement performant. Elle disparaît ensuite sans laisser de trace. Les témoignages sont toujours contradictoires, personne n’est capable d’en faire une description précise, il n’y a jamais ni empreinte, ni cheveu et aucun enregistrement audio ou vidéo exploitable.”

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Au Diable Vauvert (Mai 2004)551 pages 23.00 € ISBN : 2-846-26036-2 Couverture : Mandy

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