Un Crois

Arthur 3

Arthur est arrivé après un long périple à Venise, où l’armée cosmopolite des croisés attend sur l’île Saint-Nicolas d’embarquer pour Jérusalem.
Déjà des problèmes font leur apparition. Les dirigeants de l’armée sainte n’ont pas l’argent pour payer les bateaux aux vénitiens. Va s’en suivre une attente ou ressentiment entre français, allemands, italiens, flamands, et très peu d’anglais vont provoquer de plus en plus de conflits.
Pendant que la diplomatie bat son plein, Arthur va enfin être fait chevalier.

Le départ est enfin donné, mais après un accord qui va repousser la croisade à plus tard. Il faudra faire un détour pour aider les vénitiens à récupérer une ville dissidente, et ainsi payer une partie de la dette.

Durant cette attente, et ce troisième et dernier tome, Arthur, toujours aussi croyant, la foi toujours aussi forte, va découvrir que la réalité du monde des hommes a beaucoup de mal à suivre les préceptes pour lesquels ils sont sensés combattre.La croisade passe après l’économie et la politique, les bons sentiments après l’envie, la peur les besoins.

Suivant le même schéma que les deux premiers volumes, Arthur traverse deux époques. La sienne, mais aussi celle Arthur-dans-la-pierre, dont il fait peu à peu une existence parallèle.
Le rythme de l’écriture est toujours aussi bon. Aucun essoufflement dans le récit. Beaucoup de bondieuserie, mais bon, l’époque veut ça, et on parle de croisade.
Heureusement, Arthur étant ce qu’il est, c’est à dire un jeune homme, non un homme curieux et ouvert, le récit ne ferme pas les yeux sur les horreurs et les injustices (vols, viols, massacre gratuit…) qui ont accompagné tous les bons sentiments des croisades. Loin de là.

De très belles cartes, mais aussi un glossaire, écrit en gros et en gras, ce qui est une très bonne idée, pour la rapidité de lecteur (on trouve plus vite :- ) ), une chronologie, et comme au «cinéma », un générique des personnages.
On est toujours dans un livre de fantasy, mais l’auteur comme la traductrice donne la possibilité au lecteur, jeune ou adulte, de pousser plus loin que la lecture, et peut être de s’intéresser plus durablement à cette époque, à cette épopée.

Pour public moyen et bon lecteur. Un livre à mettre «de force » entre les mains de ceux qui on peur des gros volumes, en leur montrant que les chapitres sont courts, et que c’est écrit gros 🙂

2004 Hachette jeunesse (2004)657 pages 9.99 € ISBN : 2.01.200709.0
Traduction : Michelle-Viviane tran Van Khai
Titre Original : Arthur, King of the middle march (2003)

Couverture : de François Roca
2004 2004

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