Un monde sans elfes de Jean-Louis Sévilla

Savoir faire bouger ses oreilles, c’est amusant, surtout en classe. Ca l’est moins quand ça devient le motif d’un renvoi de cours assorti d’une visite chez la directrice. Laquelle directrice bondit littéralement de sa chaise en s’apercevant des prouesses de Syriane, et s’empresse de contacter un commissaire de police à propos d’affaires confidentielfes, qui envoie illico des agents sur place. Mais Syriane, qui n’a rien perdu de la conversation, comprend que quelque chose ne tourne pas rond, et décide de s’enfuir. Plutôt que de sortir de l’établissement, elle se réfugie dans la cave, où elle rencontre Marek, un camarade absent depuis une semaine. Il lui révèle qu’ils sont tous les deux des elfes, et qu’ils sont en danger de mort car la Ligue, une organisation secrète chargée d’éliminer les elfes, est sur leur piste. Abasourdie par ces révélations soudaines et incroyables, elle le suit, sans comprendre réellement ce qu’implique son appartenance à la race des elfes.

Traqués sans espoir d’évasion, Marek décide de se réfugier dans les catacombes qui sillonnent le sous-sol parisien, et provoquent grâce à un élixir leur hibernation dans une cache secrète. Ils se réveillent quatre mois plus tard, alors que la Ligue a abandonné les poursuites. Marek, dont les parents ont été capturés, décide de revenir chez lui pour récupérer son kit de survie. Là, ils tombent nez à nez avec un commando elfe venu détruire sa maison, qui a été transformée en souricière à elfes par la Ligue. Une nouvelle course poursuite s’engage, la Ligue croyant poursuivre ceux qui ont détruit la maison. Mais Syriane et Marek ne sont pas deux elfes ordinaires, les parents de Marek sont les chefs spirituels des elfes d’Europe, tandis que ceux de Syriane dirigent l’Alliance, une organisation militaire elfe. En quelques heures, tous les policiers et soldats de France sont lancés à leur trousse, le piège se referme lentement sur eux.

Entre le polar et la fantasy, Un monde sans elfes est un livre original et audacieux, qui nous plonge dans un monde contemporain, où les elfes cohabitent en secret avec les hommes. Les elfes, espèce rivale et considérée comme dangereuse, est minoritaire, ce qui en fait des victimes, puisqu’ils sont traqués par une organisation secrète fondée au moyen âge, et qui n’a qu’un seul but : éradiquer les elfes. Et pour y parvenir, tout est bon, de l’assassinat à la croisade, ils ont manipulé les instances politiques de tous temps et continuent à le faire pour que l’homme reste la seule espèce dominante sur terre.

Le scénario paraît intéressant, tout autant que l’explication des évènements historiques en découlant. Il est vrai que René Barjavel avait déjà imaginé un “grand secret” pour expliquer des évènements curieux, mais pas à une telle ampleur. En outre ici, l’histoire est teintée de fantastique, avec la présence des elfes, apparentés à une race rivale de l’homme, un peu comme si, revenus à la préhistoire, nous assistions à la lutte entre hommes de Neandertal et de Cro-Magnon.

Il y a lutte donc, et dans le cas présent, fuite de deux jeunes elfes, qui viennent à peine de se rendre compte de leurs pouvoirs et doivent déjà fuir, car la police est à leurs trousses, les soupçonnant d’avoir commis plusieurs meurtres, même si elle ne s’embarrasse pas de tels motifs pour les éliminer d’habitude. Et là, on a l’impression de se retrouver dans une histoire hollywoodienne. Cascade d’effets spéciaux, moyens disproportionnés employés (état de siège d’un département !), pléthore de méchants tous plus bêtes les uns que les autres, le chef qui crie et échoue tout le temps, les héros supers chanceux qui échappent toujours à la mort sans que rien ne les y prédisposait. A la limite, on pourrait croire que Syriane et Marek sont des monstres qu’il suffit de croiser pour périr, rien ne les arrête et les gentils gagnent. Très caricatural quand même.

Pourtant, l’histoire en elle-même n’est pas mauvaise, mais Jean Louis Sevilla débute en écriture et ça se voit. Le roman permet certes plus de choses que le roman, mais la cohérence est toujours de mise, et est même plus importante car le lecteur est normalement attentif à ce qu’il lit. Leur appartenance à l’espèce elfe est trop souvent invoquée comme prétexte à des exploits incroyables pour être vraiment crédible. Néanmoins, l’histoire est plutôt prometteuse, et on peut légitimement espérer qu’avec un peu plus d’expérience, Jean Louis Sévilla réussira à mieux maîtriser le récit dans de prochains romans, notamment la suite de « un monde sans elfes », puisqu’il y en a une de prévue. Affaire à suivre donc.

Savoir faire bouger ses oreilles, c’est amusant, surtout en classe. Ca l’est moins quand ça devient le motif d’un renvoi de cours assorti d’une visite chez la directrice. Laquelle directrice bondit littéralement de sa chaise en s’apercevant des prouesses de Syriane, et s’empresse de contacter un commissaire de police à propos d’affaires confidentielfes, qui envoie illico des agents sur place. Mais Syriane, qui n’a rien perdu de la conversation, comprend que quelque chose ne tourne pas rond, et décide de s’enfuir. Plutôt que de sortir de l’établissement, elle se réfugie dans la cave, où elle rencontre Marek, un camarade absent depuis une semaine. Il lui révèle qu’ils sont tous les deux des elfes, et qu’ils sont en danger de mort car la Ligue, une organisation secrète chargée d’éliminer les elfes, est sur leur piste. Abasourdie par ces révélations soudaines et incroyables, elle le suit, sans comprendre réellement ce qu’implique son appartenance à la race des elfes.

Traqués sans espoir d’évasion, Marek décide de se réfugier dans les catacombes qui sillonnent le sous-sol parisien, et provoquent grâce à un élixir leur hibernation dans une cache secrète. Ils se réveillent quatre mois plus tard, alors que la Ligue a abandonné les poursuites. Marek, dont les parents ont été capturés, décide de revenir chez lui pour récupérer son kit de survie. Là, ils tombent nez à nez avec un commando elfe venu détruire sa maison, qui a été transformée en souricière à elfes par la Ligue. Une nouvelle course poursuite s’engage, la Ligue croyant poursuivre ceux qui ont détruit la maison. Mais Syriane et Marek ne sont pas deux elfes ordinaires, les parents de Marek sont les chefs spirituels des elfes d’Europe, tandis que ceux de Syriane dirigent l’Alliance, une organisation militaire elfe. En quelques heures, tous les policiers et soldats de France sont lancés à leur trousse, le piège se referme lentement sur eux.

Syriane et Marek sont des elfes, espèce rivale des hommes, autrefois décimée par la peste. Aujourd’hui, les elfes sont traqués par la Ligue, organisation qui recourt aux épidémies, aux conflits internationaux et aux manipulations médiatiques pour les éliminer. Comme les Kennedy, Jim Morrison, Kurt Cobain et tant d’autres, Marek et Syriane sont la proie des limiers, la police secrète de la Ligue. En quelques heures, ils deviennent des fugitifs, abandonnant tout pour échapper aux assassins lancés à leurs trousses et rejoindre les derniers survivants de leur peuple. Qui sont les elfes ? Des anges ? Des résistants ? Des envahisseurs ? Une menace ou un espoir ? Les elfes naissent de plus en plus nombreux parmi les hommes. Ils veulent s’unir pour imposer à l’humanité le droit de vivre à ses côtés. Face à cette résurgence, la Ligue déclenche une guerre totale contre les elfes, contre Marek et Syriane. Un monde sans elfes est un roman d’action. Il plonge le lecteur dans un univers de prédateurs où la différence constitue un danger mortel. Toute la force de ce thriller repose sur une double angoisse : celle des origines et de l’identité.
Editions des Equateurs (2007)320p pages 19.90 € ISBN : 978-2-84990-062-8 (2007)
Couverture : Stephane Rozencwajg

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *