Une aube nouvelle

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La légende de Drizzt n°10
Une aube nouvelle

Le démon Errtu ourdit sa vengeance contre Drizzt. Il le poursuit par-delà les mers et les étendues gelées, lançant tous ses sbires à ses trousses. Pour lui échapper, Drizzt se rend dans les contrées barbares où les nains tentent de passer un accord diplomatique. Mais la situation dégénère rapidement quand une naine retrouve par hasard l’Éclat de cristal. Errtu s’en empare. L’elfe noir et ses compagnons doivent alors livrer une guerre implacable au démon et à ses serviteurs, mais aussi composer avec le plus puissant artefact de Faerûn. Et comme toujours le cristal se révèle plein de surprises…

Après avoir vécu puis quitté l’Outreterre, avoir affronté un artefact maléfique au Val Bise, avoir affronté un assassin hors-pair, puis affronté de nouveaux les siens, que pouvait-il encore arriver à Drizzt ? Dans Une aube nouvelle, l’aventure reprend six ans après le précédent roman, un bond dans le temps comme l’autéeur n’en avait pas fait depuis un moment. Six années au cours desquelles Drizzt et Cattie-Brie ont vécu l’aventure loin du Val Bise et de Castelmithral, à bord de L’Esprit folet de la mer, le navire de Deudermont aux côtés de qui ils ont chassé les pirates. Mais (car évidemment il y a un mais), les choses vont être bousculées le jour où Deudermont est attaqué dans une ruelle par un doppleganger.
A partir de cet élément déclencheur, R.A. Salvatore emmène les deux héros (Drizzt et Cattie-Brie ayant laissé derrière eux Bruenor et Régis) dans une aventure assez originale racontée dans la première partie du roman. Ici, on est loin des décors enneigés du Val Bise et des montagnes de Castelmithrale. Cette première partie en mer, et sur des îles envahies par la jungle offre un décor nouveau pour les personnage, et un peu de fraicheur à la saga. C’est très agréable de découvrir les deux personnages dans ce décor, et avec de nouveaux compagnons de route. On n’est cependant pas perdu car Deudermont est déjà un personnage connu, et ils seront rapidement rejoint par un dénommé Harpel que les lecteurs de la saga connaissent déjà également.
Mais cette aventure va ramener Drizzt face à un ennemi qu’il connait déjà, et lui faire suivre une quête pour libérer (en tout cas c’est ce que Drizzt croit…) un personnage connu des lecteurs également. Au cours de cette quête, il rencontrera un autre personnage de Salvatore, Cadderly, héros de la pentalogie du clerc. Ce rapprochement, qui fait l’objet de la deuxième partie du roman, est assez sympatique, et encore une fois cela permet au roman de proposer quelque chose de différent des précédents romans de la saga de Drizzt.

Mais les choses se gâtent un peu ensuite. Car dans les parties suivantes, Salvatore nous ramène à des choses qu’on a déjà vu plusieurs fois dans la saga. On a même furieusement l’impression de faire un retour en arrière à certains moments, et de revenir à l’époque de L’éclat de cristal, avec Bruenor et les siens revenus au Val Bise, ainsi que les barbares qui, sans qu’on comprenne trop pourquoi, sont de nouveau devenus les ennemis des nains et de Dix-Cités. A cela s’ajoute le fait que Drizzt va devoir se battre de nouveau contre Errtu et Crenshinibon, ce qui termine de donner l’impression de retrouver la même chose que dans le quatrième tome de la Légende de Drizzt. Heureusement, la dernière partie du roman offre quelque chose de finalement original, bien que l’adversaire de Drizzt ne le soit pas énormément, pour arriver à une fin sympatique. Ce n’est donc finalement que pendant un court instant que cette impression de déjà vu s’est fait ressentir.
On a en fait l’impression que Salvatore veut que Drizzt se débarasse complètement d’ennemis qu’il n’avait pas vraiment anéantis auparavant. Mais du coup, ça donne aussi quelque peu l’impression que les choses se répètent.

Il y a plusieurs années, c’est avec ce roman que j’avais découvert le personnage de Drizzt, pour lire ensuite la suite de ses aventures avant de revenir à ses premières. Ma nouvelle lecture du roman m’a donc donné un tout autre regard sur celui-ci, car cette fois-ci, tous ces personnages m’étaient déjà connus, ce qui n’était pas mon cas à la première lecture. Cela m’a permis de mieux apprécier ce roman, bien que tout de même, il reste cette petite impression négative que Salvatore a voulu revenir à ce qui avait fait le succès de son tout premier livre.

Milady (Août 2010) – 19.50€ – 9782811203825

Auteur : R.A. Salvatore
Illustrateur : Todd Lockwood
Couverture : Todd Lockwood
Traduction : Sonia Quémener

Séquence :du Monde d’Ombre Terre
Traduction : Dominique Mikorey
Couverture : Robh Ruppel

Quatrième : Il existe un moment de la vie – certains l’appellent la croisée des chemins – où tout ce qui s’est noué doit se dénouer, fût-ce au prix du sang et des larmes. Une minute qui résume toutes les autres. Une fin qui n’est peut-être qu’un début… Compagnons, serez-vous près de moi pour relever cet ultime défi ? Ou devrais-je marcher seul sur les traces de mon père, coeur pur comme il y en eut peu en Ombre-Terre ?
Et si le chemin qui paraissait mener à la lumière n’étai qu’un prélude à l’obscurité ? Si nos vies n’étaient qu’un leurre ?

Fleuve Noir : ISBN : 2-265-06587-0 –

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