Violent Cases de Neil Gaiman

Après l’accident, j’ai eu le bras en écharpe. Mon père m’a emmené chez un ostéopathe dont on lui avait parlé. On a traversé les rues grises de Portsmouth et on s’est arrêté devant une maison crasseuse. On est descendu au sous-sol. Là, il y avait quatre ou cinq vieux messieurs qui parlaient et faisaient cuire le même genre de trucs que mes grands-parents, des trucs bizarres, qui ne sortaient pas d’un emballage. L’un d’eux était l’ostéopathe d’Al Capone.

Violent Cases n’est pas réellement une bande dessinée, ce n’est pas un roman. C’est un roman graphique.
On oscille entre réalisme et onirisme (avec quelques traces de l’esprit Sandman) toutes les libertés sont prises pour créer de l’émotion, entre dessin très soigné et “effet brouillon”.

Le scénario n’en est pas vraiment un. Je dirais qu’il s’agit plutôt d’une tranche de vie d’un petit garçon confronté à un récit dont il ne comprendra la profondeur que plus tard. La lecture de Violent Cases peut être prise comme une pause narrative à la fois légère et sombre.

Une simple question : pourquoi Neil Gaiman n’a-t-il pas fait appel à Dave McKean pour le dessin de ses “Sandman”. Cela nous aurait épargné les affreux dessins comic criards.

Après l’accident, j’ai eu le bras en écharpe. Mon père m’a emmené chez un ostéopathe dont on lui avait parlé. On a traversé les rues grises de Portsmouth et on s’est arrêté devant une maison crasseuse. On est descendu au sous-sol. Là, il y avait quatre ou cinq vieux messieurs qui parlaient et faisaient cuire le même genre de trucs que mes grands-parents, des trucs bizarres, qui ne sortaient pas d’un emballage. L’un d’eux était l’ostéopathe d’Al Capone.

Le mot de l’éditeur
Ce comic est le premier produit par le duo magique formé par le scénariste Neil Gaiman et le dessinateur Dave McKean, dont la longue collaboration a donné à lire Coraline, Mirrormask, Des loups dans les murs ou encore Le jour où j’ai échangé mon père contre deux poissons rouges.
Dans ce récit onirique, sombre mais magnifique, Gaiman se met en scène lui-même et, s’adressant directement au lecteur, évoque ses souvenirs d’enfances. Il se souvient de sa rencontre avec un vieillard qui se révèle avoir été l’ostéopathe d’Al Capone.
Une fascinante mise en abîme, où dessins et scénario se déroulent comme de vrais souvenirs, insaisissables et évanescents. A mesure que le gamin écoute les souvenirs du vieil homme, le lecteur découvre avec lui l’époque de la prohibition et de ses armes que l’on cachait dans des étuis à violons, les ” violent cases “.

Au Diable Vauvert (2006)48 pages 17.00 € ISBN : 2-84626-107-5
Traduction : Michel Pagel
(1987)

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