Visage du mal (le) de Tim Lebbon

Perte. Perdu. Perdant. Des termes qui s’appliquent, aux riches, à ceux à qui sourit la fortune, ces bénis de l’existence, alors que ces expressions n’ont aucun sens pour ceux qui représentent l’échelon de base de la société, cette majorité silencieuse qui accomplit ses devoirs, ne se plaint que dans certains lieux et seulement après avoir ingurgité une certaine dose d’alcool en inhalant les miasmes de leur auditoire, et marmonne son désarroi dans des verres à moitié vides qui jamais ne seront à moitié pleins, et qui au final suit une route tracée par ceux qui préparent leur inévitable perte.

Lorsque Dan, Megan et leur fille Nikki prennent un vieil homme en stop durant une violente tempête de neige, ils ne comprennent pas tout de suite à quel point leur avenir semble compromis.
Car très rapidement, cet homme étrange les mettra mal à l’aise et sa demande incessante qu’ils lui accordent un peu de temps ne trouvera strictement aucun écho de leur part. Il sera descendu au milieu de nul part et n’aura de cesse ensuite que de rendre leur vie insupportable.
Dan sera inquiet pour l’avenir de sa famille, déjà frappée par le passé par une agression sur Megan ayant entraîné leur départ pour la campagne. Il garde en lui le sentiment de ne pas avoir été capable de défendre sa famille.

En France, le visage du mal est le seul livre de Tim Lebbon à avoir été traduit jusqu’à présent et ce titre est paru dans feue la collection Thriller Fantastique de Fleuve Noir. Tim Lebbon met en avant une famille qui devient la cible de Brand, personnage énigmatique et surgit d’on ne sait où, qui va prendre un malin plaisir à torturer Dan, Megan et Nikki qui n’ont eu comme seul tort que de lui refuser d’accorder un peu de temps.
Tout le récit s’appuie sur un aspect psychologique fort, centre de l’intrigue et la pression psychologique sur chacun des personnages va s’accentuer de plus en plus, jusqu’à briser cette famille.
On ne sait pas qui est Brand, on ne s’est pas d’où il vient, ni où il va ; on ne sait pas pourquoi Brand a choisi cette famille et on ne comprends vraiment pas ce qui se passe à la fin mais finalement est-ce que cela a une importance ? Brand est une représentation du mal pour Megan, auparavant déjà victime d’une agression, Brand est un danger pour sa famille vu du regard de Dan et Brand est l’amour vu par Nikki.
Finalement Brand n’est qu’une représentation de chacune des faiblesses des protagonistes et il n’y a finalement que peu d’intérêt dans l’explication des causes… Seules les conséquences sont intéressantes.
L’action met énormément de temps à se dessiner, ce qui n’est finalement pas étonnant dans la mesure où Tim s’est concentré sur l’aspect psychologique, mais quand Brand finit par vouloir conclure son intervention, c’est un déballage de violences.
Ce que je retiens néanmoins la cause de tous ces évènements : le refus d’accorder du temps à un inconnu… C’est peut-être le point le plus à méditer dans l’ensemble 
Ceux qui souhaitent que tout leur soit expliquer dans le récit devront passer leur route car de ce côté-là, c’est la déception assurée mais pour ceux qui veulent une bonne intrigue psycho, ce titre est pour vous… Si vous arrivez à le trouver :(.

Lorsque Dan, Megan et leur fille Nikki prennent un vieil homme en stop durant une violente tempête de neige, ils ne comprennent pas tout de suite à quel point leur avenir semble compromis.
Car très rapidement, cet homme étrange les mettra mal à l’aise et sa demande incessante qu’ils lui accordent un peu de temps ne trouvera strictement aucun écho de leur part. Il sera descendu au milieu de nul part et n’aura de cesse ensuite que de rendre leur vie insupportable.
Dan sera inquiet pour l’avenir de sa famille, déjà frappée par le passé par une agression sur Megan ayant entraîné leur départ pour la campagne. Il garde en lui le sentiment de ne pas avoir été capable de défendre sa famille.

Quand ils prennent en stop un inconnu surgi du blizzard qui s’est abattu sur la campagne anglaise, Dan, Megan et leur fille Nikki ignorent que leur vie va basculer, simplement parce qu’ils vont refuser de lui offrir ce qu’il demande : un peu de leur temps. Celui qui se fait appeler Brand va alors révéler à chacun d’eux de douloureuses vérités : l’aveuglement de l’amour, l’emprise de la peur et les errements de la haine…
Fleuve Noir Thriller Fantastique (Novembre 2004)342 pages 7.50 € ISBN : 2-265-07936-7
Traduction : Thierry Arson
Titre Original : Face (2001)

Couverture : Jean-Philippe Marie

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