Zombies : un horizon de cendres de Jean-Pierre Andrevon

Les morts reviennent ; comment l’exprimer autrement ? Ils sortent de partout : de la terre mais aussi des murs et même certains des arbres !
Le premier jour qu’il en croisera un, il ne fera pas tout de suite le rapprochement entre cette loque qui déambule, ses bras pointés vers lui avec des bruits de gorge incompréhensibles et un odeur à rendre malade… Pourtant, ce fut son voisin…
Et c’est de partout qu’ils ressortent, braquant leurs regards vides sur les vivants, cherchant à tout prix le contact. Pourquoi ? La population le saura bien assez tôt et après le temps du respect des Non-Vivants viendra le temps où il faudra s’en débarrasser, parce qu’ils commencent à devenir envahissant, ces morts !
Son métier au crématorium sera bien utile pour brûler tous ces revenants bien que ça ne le dérange pas spécialement mais bon…
Par contre, la pelle dans la tête de sa belle-mère, morte quelques années auparavant, n’a pas été une bonne idée : sa fille et sa femme s’en vont.. Il n’a plus qu’à rejoindre la ville et essayer de les retrouver…


Une histoire de zombies comme on aimerait les avoir… Au-délà d’une histoire de morts-vivants, avec son cortège de nouveaux morts et de régénération, on assiste au parcours d’un homme qui tentera de survivre et de retrouver sa vie d’avant tout en pressentant que cela ne sera pas aussi simple que cela… Vous me direz que l’histoire est assez banale (c’est vrai que les histoires de morts vivants se ressemblent un peu toutes…) mais je peux vous garantir que le style, et la critique sous-jacente de certaines professions vaut le détour !
Déjà, le personnage en lui-même fait réfléchir : voilà un homme qui découvre que les morts reviennent nous faire un petit coucou mais que ça n’inquiète pas outre mesure ; après tout c’est vrai, s’il ne nous gêne pas ? Et la situation ne semble a priori pas si désespéré que ça ; ils se contentent, dans un premier temps du moins, de circuler, cherchant à se mettre en contact avec les hommes…
Au niveau des critiques on en notera particulièrement deux : la langue de bois des politiques, le président de la République pressant la population d’être respectueuse vis à vis des Non-Vivants et la prétention du milieu scientifique – quand un chercheur annonce que cette nouvelle ère est due au passage de nouvelles ondes dans l’univers, et qu’on lui demande de le prouver il nous répond “La preuve est tout entière contenue dans les faits. Quelle preuve avons-nous de la réalité de la création de l’univers ? Simplement que nous existons.
Bref, Jean-Pierre Andrevon nous propose une bonne histoire de Zombie aux multiples niveaux de lecture et je serais vraiment surpris qu’il ne plaise pas aux fervents lecteurs que vous êtes 😉

Les morts reviennent ; comment l’exprimer autrement ? Ils sortent de partout : de la terre mais aussi des murs et même certains des arbres !
Le premier jour qu’il en croisera un, il ne fera pas tout de suite le rapprochement entre cette loque qui déambule, ses bras pointés vers lui avec des bruits de gorge incompréhensibles et un odeur à rendre malade… Pourtant, ce fut son voisin…
Et c’est de partout qu’ils ressortent, braquant leurs regards vides sur les vivants, cherchant à tout prix le contact. Pourquoi ? La population le saura bien assez tôt et après le temps du respect des Non-Vivants viendra le temps où il faudra s’en débarrasser, parce qu’ils commencent à devenir envahissant, ces morts !
Son métier au crématorium sera bien utile pour brûler tous ces revenants bien que ça ne le dérange pas spécialement mais bon…
Par contre, la pelle dans la tête de sa belle-mère, morte quelques années auparavant, n’a pas été une bonne idée : sa fille et sa femme s’en vont.. Il n’a plus qu’à rejoindre la ville et essayer de les retrouver…


Le Bélial (Mars 2004)213 pages 13.00 € ISBN : 2-843-44054-8 Couverture : Eric Scala

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