Peuch

Luc aime beaucoup l’histoire de l’ogre de Gésirac. Il ne se lasserait pas de l’entendre. Et chaque fois, du haut de ses sept ans, qui font déjà de lui un solide bonhomme, il frémit: penser que ce mangeur d’enfants crûs habitait là, tout près, à deux lieues de chez lui, et qu’il aurait pu venir, une nuit… Luc se sent inondé d’une délicieuse terreur, lui qui a sur les petits garçons d’autrefois l’appréciable avantage de vivre en des temps sans alerte. Car les ogres, bien sûr, maintenant, ça n’existe plus…» Les formes brèves, poèmes ou contes, peuvent aussi bien s’imposer comme nécessaires, à la minute — immédiate ou restituée par […]