La trilogie steampunk de Paul Di Filippo

Comme son nom l’indique presque, il s’agit d’un recueil de trois nouvelles : Victoria : La reine Victoria est remplacée par un triton mutant mais pas méchant (cela reste un triton) à l’appétit sexuel insatiable, usant d’un vaporisateur pour maintenir l’humidité de sa peau et la première locomotive nucléaire se transforme en désastre, tragédie ridicule qui nous fait cruellement sourrire. La quête de Cosmo Cowperthwait, créateur dudit triton et l’ayant secrètement mis à disposition du gouvernement britanique, est de retrouver la véritable Victoria, fugeuse, afin d’éviter que le susdit triton ne soit couronné reine d’Angleterre. Des Hottentotes : Jacob Cezar et son épouse Dottie contactent le célébissime Pr. Agassiz pour […]

Pages perdues de Paul Di Filippo

Les nouvelles de Paul Di Filippo sont avant tout une question d’ambiance. Le scénario général est souvent un peu simple, les fins de nouvelles un peu rapide. Ce défaut risque d’être un frein terrible pour les lecteurs qui aiment l’action, l’aventure et le frisson. Je ne saurais cependant que trop conseiller la lecture de Pages perdues, et ce pour deux raisons essentielles à mes yeux : l’humour, l’imagination et l’écriture. Sur le plan de l’écriture, Paul Di Filippo sait s’approprier le style d’un auteur pour écrire avec sa biographie imaginaire. Il prend les mots d’Anne Frank pour lui réinventer une vie. Cette caractéristique, ce mimétisme littéraire, était déjà présent dans […]

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Votre honneur, je plainde coupable, je n’ai lu que la moitié du roman. Je m’attendais à trouver un roman intéressant et aussi bien écrit que “Pages Perdue” ou “LaTrilogie Steampunk”. Des histoires avec de l’humour, une belle écriture. Je voulais passer un bon moment, donc. Quelle déception ! Suite à cette lecture, Di Filippo a perdu sa place d’écrivain chouchou de mon panthéon personnel. L’écriture est toujours aussi imagée et colorée, les associations de mots et d’expression sont très intéressantes (de celle qui vous valent des “utilisation impropre” en marge des copies, griffonnés par les institutrices aigries et lunettées, mais qui expriment terriblement bien certains sentiments). L’écriture de Di Filippo […]