Narcose de Jacques Barbéri

Impératrice Moa : Il y a tout d’abord ce paysage halluciné qui a un côté « SF à Papa », avec ses loubards, ses bandes, ses bars glauques, ses alcools. Il n’y a pas de réelle description de Narcose, mais l’univers prend sa densité à travers les mots. Mots-valises ou néologismes, ils sont l’univers : amphécafé, hélitax et scotch-benzédrine. Tout est là. Mis à part la couverture du roman (que l’on aime ou l’on n’aime pas, dirons-nous), l’écriture de Barbéri évoque le travail de Bilal, ces traits rétro-futurs caractéristiques. Les corps humains se mélangent aux membres animaux, et l’on n’en fini plus des agencements entre un bout de ceci et […]