Éveil du Vif-Argent (L’) de Stan Nicholls

Vif-Argent 1

Un monde où tout est régit par la magie. Où les glamours se mêlent tant à la réalité qu’il devient presque impossible de faire la différence entre vrai et faux. Un monde où ces glamours sont LE signe de la puissance… où de l’impuissance
Un palais de la taille d’une ville flotte par magie de façon erratique et sans discontinuer sur le Pays de Bheaafla. Dans son sillage, d’autres petits palais le suivent pour rester dans le sillage du pouvoir. Au sol, une multitude d’hommes et de femmes poursuivent cet étrange cortège : Nobles n’ayant pas les moyens de palais magique, armée, profiteurs et pauvres de toutes sortes forment une colonne qui jamais ne s’arrête. Dans ce palais, un monarque dément cherche sans fin à distancer la Mort, et même à l’emprisonner.
Reeth Caldason arrive dans un village où il espère enfin trouver les renseignements qu’il cherche depuis si longtemps. Mais le mage qu’il voulait voir ne pourra l’aider, et c’est avec son disciple, un adolescent nommé Klutch, qu’il va devoir compter.
Serrah est le chef d’une équipe d’agents impériaux. Elle est prête à mettre hors jeu des revendeurs de raje, une drogue interdite. Mais l’opération ne va pas tourner comme elle le souhaitait.

A partir de ces histoires, une nouvelle va naître, avec comme but une échappatoire au système actuel qui régit Bheaafla.

Après Les Couleurs de l’acier, une seconde façon de traiter la magie comme une denrée, une marchandise normale. Mais sans le mélange technique / Magie du livre de K.J. Parker. La magie est la base de toute l’économie de Bheaalfa. En fait, on a pratiquement une transposition de toute notre économie, nos moyens techniques par le biais de moyens magiques. Et cela marche. Même si le dépaysement apporté par ce genre littéraire en est un peu atténué.

De nombreux personnages bien différenciés, et bien décrits. Des histoires qui vont se recouper, système classique pour former un groupe d’aventuriers, mais bien amené. Cependant, ce qui fait vraiment l’intérêt de ce livre en est le monde. Il n’y a pas trop de descriptions, car il n’y en a pas vraiment besoin. On s’y retrouve plongé assez facilement, peut-être trop. Cela laisse le temps à l’auteur de bien développer ses personnages principaux, et d’introduire calmement les bases du reste de son monde. Enfin, quand je dis calmement, on n’échappe pas à de belle passe d’armes, et au début un peu trébuchant de Klutch.

Une série à lire pour son côté politique, et l’écriture de Stan Nicholls, qui ne me déçoit aucunement après son cycle Orcs, totalement différent, mais que j’en profite pour conseiller de nouveau.

Bragelonne (2004)362 pages 9.99 € ISBN : 2-914370-93-8
Traduction : Isabelle Troin
Titre Original : Quicksilver rising (2003)

Couverture : Didier Graffet

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