L’Utopie de Thomas More

” Malheur au pays où l’avarice et les affections privées siègent sur le banc des magistrats ! ” Ce cri aux résonances si modernes, c’est en 1516 que le lance Thomas More, juriste au service de la couronne d’Angleterre alors portée par Henri VIII. Triste sire, triste règne… Abus, corruption, racket, injustices, iniquité des lois… La société féodale offre un tableau d’une violence révoltante aux âmes éprises d’humanité. More rêve alors d’un autre monde… Une république exemplaire où la propriété individuelle et l’argent seraient abolis, une république de citoyens vertueux, amoureux de sagesse et de paix. Ce pays merveilleux, c’est l’Utopie. Seuls les philosophes, hélas, ou les fous, sont capables d’y croire…

Le livre se décompose en 2 parties. La première, de 50 pages, est basée sur le dialogue entre le narrateur et des amis, critiquant la société anglaise et européenne d’alors (fin du moyen age). La deuxième est un monologue par un de ces amis, de retour d’un long séjour en Utopie, une république insulaire qu’il va décrire point par point en 70 pages.
Force est de constater que More en avait gros sur le coeur en écrivant son livre. Les nombreuses annotations de l’éditeur aident à situer la vie d el’époque et à apprécier la révolution proposée par More dans son utopie.
Les descriptions de ce monde merveilleurx sont autant d’attaque de ce libre esprit contre les dirigeants d’alors.

Libre esprit qui le conduira sur l’échafaud d’ailleurs, pour s’etre opposé au divorce du roi d’après la quatrième de couv ou pour s’etre opposé à la volonté du roi de devenir chef de l’église d’après la préface (faudrait coordonner les 2…).
Le pays imaginaire qu’il invente est fondé sur une base collectiviste, où tout le monde travaille (y compris les rois et les nobles), où l’on se moque de l’or, où des femmes peuevnt être ordonnées prêtre, ce qui même maintenant, fait encore fantastique !

si le sujet est intéressant, le ton est parfois un peu pénible, monotone : “en Utopie il se passe ceci, les utopiens sont comme cela…” mais la longueur du récit ne laisse pas le temps de se lasser.

” Malheur au pays où l’avarice et les affections privées siègent sur le banc des magistrats ! ” Ce cri aux résonances si modernes, c’est en 1516 que le lance Thomas More, juriste au service de la couronne d’Angleterre alors portée par Henri VIII. Triste sire, triste règne… Abus, corruption, racket, injustices, iniquité des lois… La société féodale offre un tableau d’une violence révoltante aux âmes éprises d’humanité. More rêve alors d’un autre monde… Une république exemplaire où la propriété individuelle et l’argent seraient abolis, une république de citoyens vertueux, amoureux de sagesse et de paix. Ce pays merveilleux, c’est l’Utopie. Seuls les philosophes, hélas, ou les fous, sont capables d’y croire…

More forge le mot ” utopie “, du grec ou-topos, ” nulle part “, et eu-topos, ” lieu de bonheur “. Son souci est de créer un Etat libéral qui permette de satisfaire les besoins et de faire respecter les droits de chacun. Utopia va influencer considérablement les autres villes imaginaires : propriété collective, égalité sociale, souci d’hygiène, autarcie économique, démocratie politique; organisation de la vie quotidienne, du travail et des loisirs.
Librio Librio 2€ (octobre 2005)125 pages 2.00 € ISBN : 2290337684
Traduction : Victor Stouvenel
Titre Original : Utopia
Couverture : Lorenzetti
Thierry Martens, Louvain, Belgique 0000

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