Suite de Briser les os
Novella reprenant le personnage de John Pearsons – déjà rencontré dans Briser les os -, Chanter le silence nous propose de découvrir une autre forme de possession. Le titre enrichit la collection RéciFs des éditions Argyll.
Deuil et musique…
Deacon James vient de perdre son père, qui, comme lui, était un bluesman. Il poursuit néanmoins sa vie, s’orientant vers son prochain concert, à Arkham, Sur sa route, il croisera la route de John Persons. Le détective, que nous avions déjà rencontré dans Briser les os, va l’alerter sur cette musique présente dans la tête du saxophoniste.
C’est drôle comme la pire chose à propos du deuil s’est avérée être la compassion de quelq’un d’autre, la fçaon dont cette dernière coupe les sutures, fait durer la douleur.
Fuyant cette personne qui l’effraie, Deacon ne pourra que constater durant le concert qu’au-delà des hourras du public, ce sont aussi des visions de cauchemar qui qui se présentent à lui. Craignant pour sa vie, il prendra la fuite, accompagné d’une jeune fille, Ana, qui semble souffrir du même mal.
… dans un univers lovecraftien !
Comme vous l’aurez compris, la musique est au coeur de ce deuxième opus dans l’univers de l’auteurice Cassandra Khaw. Une musique qui est en même temps positive parce qu’elle permettra dans le même temps à Deacon de se surpasser et dans le même temps elle a le pouvoir de détruire le monde.
La musique est pour Deacon d’extérioriser sa souffrance, son deuil. Il est aussi ce qui lui permet d’exister. Au travers des différentes pages, nous continuons à percevoir le racisme de la société.
L’ensemble du texte est sombre, on sent la dimension visqueuse, les tentacules des différentes créatures qui occupent les différents esprits.
Aussi intéressant que son prédécesseur, seule le peu de présence de John Pearsons pourra décevoir tant le personnage est intriguant. La novella, traduite par Marie Koullen, est moins percutante que Briser les os : cela ne l’empêche pas de nous permettre de découvrir une auteurice de grand talent.
Et, cela ne gâchant rien à l’ensemble, la couverture d’Anouck Faure enrichit toujours cette superbe collection.
Editions Argyll (7 novembre 2025) – Collection RéciFs – 104 pages – 9,90 € – 9782488126199
Traduction : Marie Koullen (Anglais – Etats-Unis)
Titre Original : A Song For Quiet (2017)
Couverture : Anouck Faure
Deacon James est un bluesman hanté par sa musique et la mort de son père. Lorsque sa route croise celle de John Persons, un type qui prétend que le musicien abrite dans sa tête quelque chose de dangereux, il choisit de l’ignorer.
Mais voilà, qu’à un concert, son saxophone n’invoque pas seulement les hourras du public d’Arkham, mais aussi des visions de cauchemar.
Pourchassé, Deacon prend ses jambes à son cou et tombe sur une jeune fuyarde, infectée par le même mal que lui. Tandis qu’ils tentent de quitter Arkham ensemble, la chanson dans la tête de Deacon gagne en force. Il sait que, bientôt, il ne pourra plus l’ignorer…











Laisser un commentaire