Fée d’Hiver de Jim Butcher

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Les Dossiers Dresden, tome 4

Mais dans quel pétrin s’est encore empêtré notre pauvre magicien? C’est la question que nous nous demandons à chaque début des tomes de ses aventures… Harry est encore dans une situation déplorable : Susan est partie il ne sait où, ses finances ne suivent plus, le téléphone ne sonne pas… Pour couronner le tout, la Reine d’Hiver se pointe chez lui dans le but de l’engager. En effet, le chevalier d’Eté a été retrouvé mort et la Reine se retrouve inculpée. Pour lever le doute, elle compte sur le magicien pour retrouver le véritable coupable en échange de quoi, il ne serait plus redevable envers sa marraine… Un joli bazar!

L’intrigue démarre tambour battant. Tout y est développé avec soin et bien amené. Entre machinations politiques et embuscades tonitruantes, cet opus disposait de tous les atouts des autres tomes. L’intrigue y est même plus développée et les scènes d’action plus précises. Malheureusement, l’histoire s’essouffle légèrement peut-être à cause d’une redondance de l’intrigue. C’est plaisant mais on a tendance à frôler la lassitude… De plus, le final n’est pas aussi rocambolesque
En revanche, il est à noter que l’humour décapant du premier tome est de retour!
Plus de Susan, plus de Mikaël, une Murphy toujours transfigurée, un Bob toujours si peu présent… Harry se retrouve bien seul… Dans un premier temps, le lecteur peut être déçu car ces protagonistes avaient mis leur empreinte sur l’univers et les relations tissées avec Harry demandaient à être plus approfondies. Ceci étant, cela permet de rester plus focaliser sur le héros. On a pu ainsi découvrir chez lui de nouvelles facettes mais aussi creuser sa sensibilité masquée. Harry Dresden est un anti-héros certes mais qui fait preuve d’un remarquable courage face à des situations qui paraissent insurmontables.
A part ceux que j’ai cité, nous voyons de manière récurrente un loup-garou du nom de Billy qui apparaît bien fade. Il fait pourtant preuve lui aussi de courage mais je n’ai pas réussi à définir ce personnage.
Dans cette saga, il ne faut pas attendre de Jim Butcher une écriture fleurie qui reste gravée dans les mémoires. En effet, il faut savoir vers quoi on se dirige et ce que fait Jim Butcher, même si ce n’est pas de la grande littérature, reste très efficace. De plus, on pourra juger son humour certain grâce à des sorties totalement imprévisibles.
Même si j’ai eu le sentiment de moins me régaler sur cette aventure que la précédente, je n’aurai de cesse de conseiller cette saga à tout amateur d’Urban Fantasy simple et efficace. On en ressort pas exalté mais au moins, le sourire est coin des lèvres. Vivement la suite!

Milady (2010) – 475 pages – 7.00€ – 9782811203429

Traducteur : Grégory Bouet

Illustrateur : Chris McGrath

Depuis que son ex-petite amie l’a quitté pour en apprendre plus sur ses nouveaux appétits sanguinaires, tout va mal pour Harry. Il ne peut plus payer son loyer, ses amis ne lui parlent plus, et il n’a pas pris une douche depuis… allez savoir. Le seul magicien professionnel de Chicago n’est plus qu’une loque humaine. Il pensait avoir touché le fond, mais non : la Reine de la Cour d’Hiver des fées lui fait une offre qu’il ne peut refuser, s’il veut racheter sa liberté auprès de sa marraine féerique… et conjurer sa malchance. Pour cela, il doit retrouver l’assassin du Chevalier de l’Eté et innocenter la Reine de l’Hiver. C’est déjà pas simple… et Harry a tôt fait de découvrir que le sort du monde dépend de son succès ! On ne lui met pas la pression, déjà…

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