La collection dyschronique continue à nous proposer des textes de la SF qui mérite d’être redécouverte. Pour cette nouvelle publication, les éditions du Passager Clandestin nous font découvrir un texte de 1979 de Marta Randall.
Une planète à oublier ?
Les terriens ont réussi à aller dans l’espace et ont réussi à atteindre une planète largement soumise à des aléas climatiques forts. L’Humanité a réussi, grâce à de la technologie, à rendre les conditions moins violentes et en ont profité pour formater la population locale, les Péris, à la culture terrienne, notamment religieuse.
Mais les machines n’ont pas réussi à tenir, et le climat planétaire reprend ses droits. Conséquence directe, les colons ont quitté la planète et nous ne savons pas réellement ce qu’ils sont devenus.
Pour autant, une femme est restée. Elle se met en route vers l’Est, à la recherche de celui qu’elle aime. Dans sa quête pour retrouver ce qu’il lui reste, dernière représentant de son espèce sur cette planète inhospitalière, elle sera suivi par un Péri.
Une confrontation de caractères ?
Dans ce court récit, nous voyons donc l’opposition de deux mondes de vie et ce qu’il reste après la départ des oppresseurs. Nous ne pouvons qu’y voir ce regard entre une vision occidentalisée, où la technologie est l’avenir et les Péris, représentants les autochtones, qui s’appuient sur les apports de la nature.
Dans cette course vers l’Est, j’ai néanmoins senti ce chemin de crête qui permet à des représentants des deux facettes de trouver un moyen de co-exister. La brièveté du texte n’empêche pas sa force.
Et on appréciera à nouveau le travail d’édition, proposant comme sur chacun des titres de la collection, une synchronique du texte qui permet de le resituer historiquement.
Editions Le Passager Clandestin (Août 2025) – Collection Dyschronique – 72 pages – 7 € – 9782369357056
Traduction : Jacques Barret (Etats-Unis)
Titre Original : The View from Endless Scarp (1979)
Couverture : Yanni Panajotopoulos
Lorsque les terriens atteignirent le Gouffre infini, ils façonnèrent ce monde et ses habitants, les Péris à leur image. Pendant vingt ans, la colonie prospéra. Jusqu’au jour où une tempête fit trembler le sol et reculer les mers. Dans ce monde en ruines, une terrienne du nom de Markovitz, refuse d’abandonner celui qu’elle aime. Elle se met à marcher vers l’est, là où il ne reste rien… Sauf peut-être un dernier espoir.












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