Service de Presse
Je ne connaissais pas les éditions Rouge Profond, et la prise de contact par Pascal Malosse m’a permis de découvrir cet éditeur, publiant plus généralement des titres autour des arts et de l’esthétique. Alors pourquoi Pascal Malosse dans cette collection ? Vous allez bientôt le comprendre.
Un travail enfin…
Lise est une jeune historienne de l’art qui cherche depuis un certain temps un travail qui lui permettrait de vivre dans son domaine de compétence. Alors, lorsqu’elle trouve cette petite annonce pour un poste d’archiviste, dans la fondation Hermann Maier, elle n’hésite pas une seconde à candidater.
Hermann Maier était un peintre dont la renommée n’a cessé de s’étendre dans le domaine de l’art. Son fils, Jean-Pierre se charge de la mémoire de l’artiste, participant à de nombreuses enchères pour perpétuer la connaissance de son travail et continuer à le rendre plus visible. La mission proposée à l’historienne consistera à numériser de nombreux documents en lien avec Hermann.
C’est avec une grande surprise qu’elle apprend qu’elle est retenue, sans avoir passé le moindre entretien. Sa première rencontre avec la fondation sera avec Gérard le chauffeur, qui a un comportement un peu surprenant. Cependant, la jeune femme n’y prête que peu d’attention, dans la mesure où l’isolement du lieu peut expliquer ce manque d’habitude de communication.
Pour autant, ce n’est pas le seul événement qui va rendre les premiers temps de Lise étranges dans cet immense bâtiment. Emma, une autre jeune femme embauchée en même temps qu’elle, semble être en grande souffrance, pleurant souvent dans sa chambre.
De même, Lise découvrira au travers de ses lectures que l’histoire du peintre est pour le moins… étrange !
… dans une atmosphère étouffante !
Vous l’aurez compris, il est probable que ce soit la dimension « artistique », fond de l’histoire, qui ait justifié la présence de La montagne hantée chez Rouge Profond.
En attendant, dès les premiers temps de la jeune femme à la fondation, il est évident que de lourds secrets pèsent sur l’histoire d’Hermann Maier. L’ambiance que plante Pascal Malosse est rapidement oppressante, angoissante, s’appuyant sur tous les sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et même le goût.
Bien que court, le roman questionne sur beaucoup de sujets, à commencer, évidemment, sur la création artistique. Que ce soit les sacrifices pour trouver un travail dans le domaine de l’art, la mécanique de valorisation des œuvres et surtout l’acceptation des pires actes sous le couvert de la démarche artistique, nous retrouvons dans l’évolution de l’histoire le pire du domaine de l’art. On ajoutera que le patriarcat et ses travers sont largement mis en lumière, tant par la position des différents hommes que par la tacite acceptation des femmes « historiques » de la fondation.
Si peu d’informations sont communiquées sur la raison de la survivance de l’esprit artistique, nous voyons malgré tout la force de Lise, qui refuse d’être une victime et cherche à comprendre ce qui se cache derrière les événements.
L’histoire est dérangeante par les thématiques abordées et beaucoup de violence est présente dans l’ensemble. Un récit prenant et qui se lit pratiquement d’une traite.
Editions Rouge Profond (mai 2026) – 176 pages – 18 € – 979197309817
Couverture : Caroline Crépet
Lise, jeune historienne de l’art en quête d’un nouveau départ, accepte un poste d’archiviste dans une fondation isolée des Alpes suisses, dédiée à l’œuvre d’Hermann Maier, peintre aussi génial qu’inquiétant. Suspendue au-dessus du vide, l’architecture moderne du lieu agit comme un piège mental où le temps, les repères et les certitudes se dissolvent. L’atmosphère se charge d’une tension sourde, un monstre guette… Les employés, secrets et distants, participent au malaise croissant.











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