The Boys – Volume 2 / 7
La série The Boys proposée sur la plateforme Prime a permis de faire connaître cette saga de Garth Ennis – à qui l’on doit notamment The Preacher – et Darick Robertson. Après nous avoir fait découvrir les Supers dans le premier volume, nous rentrons un peu plus dans le vif du sujet… et la chronique sera aussi crue que le contenu, donc il est toujours temps de ne pas lire.
Supers… ou pas…
On va pouvoir se le dire, les Supers ne nous ont pas donné une image vraiment sympa : A-Train a tué la petite amie de Hughie lors d’une course poursuite mal maîtrisée pendant que Stella se faisait introniser dans le groupe des Sept en se mettant à genoux pour honorer oralement un certain nombre de l’équipe masculine, le Protecteur en tout premier lieu. On ne parlera pas non plus des déviances sexuelles de la majeure partie des dotés au composé V (pour Vought America, la société qui gère tout ça), Tek-Paladin donnant le tempo avec sa manie de vouloir boucher les trous avec son pénis.
Comme un contre pouvoir, on découvre l’équipe de Butcher, les P’tits Gars qui semblent vouloir mettre à mal l’équipe de bras cassés qui maltraite la population. L’intégration de Hughie semble une évidence et il n’appartiendra qu’à lui de comprendre les enjeux et de tenir son rang. Butcher semble bénéficier d’une relation particulière avec la patronne de la C.I.A., dans une relation de dominant – dominée qui semble convenir aux deux.
Après avoir planté le décor, les affaires sérieuses commencent…
Une histoire au long cours !
Pour bien comprendre ce qui se joue et la façon dont ont été construites les images des Supers, rien ne vaut un échange avec Légende, un vieil homme qui semble bien connaître la dynamique « commerciale » se cachant derrière.
Il est temps de prendre son courage et d’affronter les plus bankables de tous les Supers à savoir les G-Men, qui se déclinent en plusieurs générations, toutes plus perverses les unes que les autres ! Hughie va devoir s’accrocher pour entrer totalement dans l’équipe de Butcher…
Un peu plus sur les personnages.
Ce récit est intéressant à deux niveaux. Déjà, nous voyons que les deux personnages les plus « naïfs », à savoir Stella et Hughie, se rencontrent et, sans savoir qu’ils sont sur les deux opposés du combat, vont pouvoir partager leurs douleurs respectives. Alors qu’Hughie pense avoir perdu la seule femme capable d’être avec lui, ce sont toutes les valeurs de Stella, alias Annie, qui tombent les unes après les autres au contact de Sept.
Cependant, nous comprenons aussi très vite que Butcher est loin d’être un « gentil » et que sa lutte contre les Supers tient essentiellement à une revanche qu’il veut prendre. La trêve décidée suite à une histoire ancienne entre les Sept et les P’tits Gars semble en passe d’être rompue et la testostérone monte fortement de chaque côté des belligérants.
La tension monte donc à nouveau d’un cran dans ce nouvel opus, définitivement réservé à un public averti et adulte tant violence et scènes de sexe sont clairement explicites. Les dessins de Darick Robertson et John Higgins sont à l’image du récit : très crus et explicites sans aucune considération sur le risque de choquer le lectorat !
Editions Panini Comics (Juin 2024) – 376 pages – 13,99 € – 9791039128735
Scenario : Garth Ennis
Dessin : Darick Robertson et John Higgins
Encrage : Matt Jacobs
Couleurs : Tony Avina
Traduction : Alex Nikolavitch (Anglais)
Lettrage : Astarte Design – Roma
Hughie s’apprête à lever le voile sur les secrets indicibles de Vought-American, la multinationale qui gère depuis soixante ans l’image des super-héros. De leur côté, les P’tits Gars affrontent les Sept et font la connaissance des méprisables G-Men, les justiciers générant le plus d’argent au monde.











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