Humain.e.s trop Humain.e.s de Jeannes A-Debats

VN:F [1.9.22_1171]
Moyenne : 10.0/10 (1 vote pris en compte)

On le devinera assez facilement, ce roman de Jeanne A. Debats attirera l’œil en premier lieu pour son titre inclusif… Ce sujet étant très “sensible” actuellement, il n’y a pas de doutes que certains le fuiront… Mais, même si quelques phrases reprennent ce principe tout au long du récit, il serait totalement stupide de réduire ce récit à cette seule prise de position (d’ailleurs, on pourra demander à son autrice s’il s’agit vraiment d’une prise de position, … l’interview est à venir ;)).

Alors, une fois mis de côté cette histoire purement secondaire, il est temps de rejoindre Agnès, une jeune femme dont la filiation est relativement incertaine puisque son père n’est peut-être pas son père et il en est de même pour sa mère. Toujours est-il que sa lignée la rend non éligible à être sorcière et à intégrer un convent jusqu’à ce qu’elle soit convoquée… pour avoir son propre convent !

Sans compter cette manie exaspérante qui consiste à planquer la poussière visqueuse sous les tapis de prière, selon le saint principe que ce qui ne se sait pas n’existe pas. Jusqu’au moment où ça vous pète à la gueule dans l’enthousiasme délirant d’une messe de mariage.

Peut-être que les événements qui se succèdent ont pesé dans la balance et ce convent ne sera pas de trop lorsque le Cénacle majeur des vampires se verra décimer puis un étrange coffre confié aux bons soins de l’étude de Géraud. A partir de là, la vie de tout ce beau monde va prendre un étrange chemin.

Ce roman de Jeanne A-Debats est la conclusion d’une trilogie commencée avec l’Héritière et poursuivie avec Alouettes. Néanmoins, la lecture des deux précédents ou plutôt son absence, ne m’a  pas gêné du tout dans la compréhension de l’univers et des groupes de pression qui ont du être précédemment décrits. Néanmoins, j’imagine sans problème que j’aurai plus apprécié le livre avec cette connaissance !

Ce qui est intéressant est la faculté que possède Jeanne à nous entraîner dans cette course contre la fin du monde, avec des personnages soignés tout en laissant cette part d’humour qui rend le récit tellement léger. J’adore notamment le choix du chat comme familier lorsque l’on est allergique 🙂

Ce récit est donc entraînant et drôle, mêlant toutes formes de créatures, que nous sommes habitués ou non à voir avec un final qui ne laisse que peu de doutes sur le fait qu’il n’y aura malheureusement pas de suite…

ActuSF (Novembre 2017) – 480 pages – 19,00€ – 9782366298581
Couverture : 
Damien Worm

Je m’appelle Agnès Cleyre et je suis une sorcière. Une vraie cette fois. Ignorée durant toute mon existence par mes consœurs, voilà que la Grande Mère a enfin décidé de m’intégrer dans un convent. Mais pas le temps de m’interroger sur cet étrange revirement de situation. Au même moment, tous les vampires du Cénacle Majeur viennent de périr dans un mystérieux attentat, laissant à l’étude notariale de mon oncle la délicate question de la succession à régler et la garde d’un étrange coffre qui attire bien des convoitises. Serait-ce à cause de lui d’ailleurs qu’une pieuvre géante de l’espace s’est mise en tête de nous rayer de la surface de la Terre ?

Ma parole, tout l’AlterMonde semble devenir fou au même moment. Il ne manquerait plus que la fin du monde…

Humain.e.s trop Humain.e.s de Jeannes A-Debats, 10.0 out of 10 based on 1 rating

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *