Niklos Koda (série BD 10 tomes de Dufaux et Grenson)

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A Paris, Marrakech, ou ailleurs, on trouve toujours des affaires un peu louches. Niklos Koda s’est fait une spécialité de résoudre ces mystères au parfum sulfureux.
D’origine grecque, ce brun aux yeux bleus est caractérisé par son charme qui lui permet de recueillir des confessions sur l’oreiller au profit du Bureau, mystérieux service de renseignements.
Séduire les femmes des ténors du monde économico-diplomatique n’est pourtant pas l’unique tactique du jeune espion. Les pouvoirs de ses amis du Club, dont les membres pratiquent les arts occultes, l’aident aussi dans sa lutte contre des puissances qui ne répondent pas forcément aux canons du rationalisme cartésien.

10 tomes parus pour l’instant de 1999 à 2008. Ed Le Lombard, collection 3eme vague

 

En dépit de la lecture de quelques tomes, j’avais mis de côté cette série jugée un peu rapidement ennuyeuse. Et finalement, j’y suis revenu récemment en enchainant 9 tomes sur les 10 parus et je me dois de réviser mon jugement.

Sur l’aspect esthétique, la série est très réussie : couleurs, dessins, mise en pages sont très belles et très lisibles. cette mise en page suffit à elle seule pour montrer des phénomènes temporels étranges : les sauts dans le temps sont parfaitement matérialisés dans certains tomes par une couleur ou un style de dessin différents.

Le personnage principal gagne aussi en épaisseur au fur et à mesure des tomes : de dragueur aux petits talents de magicien un peu léger, il grandit rapidement. Toujours dragueur, mais avec des histoires sentimentales plus profondes et plus suivies, le volet fantastique est surtout creusé, montrant un passage entre la magie classique « spectacle » et une magie moins explicable, connue dans quelques cercles initiés. Plusieurs bonnes histoires ponctuent donc cette série, qu’il est préférable de lire dans l’ordre, les rappels étant fréquents. Pour autant, chaque histoire reste souvent inachevée, le méchant n’est pas mort, toutes les conclusions ne sont pas tirées… un peu frustrant. A conseiller aux amateurs de fantastiques plus proches de théophile gauthier que d’Anne Rice. Pas de vampires ici, surtout les forces de l’esprit en action, sous un fond d’espionnage.

 

 

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