Service de Presse
Nouvelle entrante aux éditions Argyll, Aurélie Luong nous propose une fantasy historique à l’aube du VIIIème siècle, entre ce qui deviendra le Maghreb et Hispania. Dans ce récit poétique, nous allons pouvoir découvrir une dimension de l’histoire qui ne nous est que rarement contée.
Une histoire peu connue…
Dans la zone de Tanger, les Omeyyades dominent totalement la région après avoir mis au pas les différents peuples, notamment les Imazighen (pluriel des Amazighs). Ahmed et Tariq sont devenus des frères d’arme et vivotent dans cette région, exclus de leur clan pour une raison que nous ne connaissons pas de prime abord.
Mais un seigneur renégat d’Hispania vient leur proposer de créer une armée pour renverser les forces Wisigoths. Voyant une opportunité de se faire un nom et de permettre à leurs peuples de redorer leur blason, ils s’opposeront donc à Musa, représentant des Omeyyades, et partiront affronter le chef Roderic.
S’appuyant sur une armée hétéroclite, les deux plus que frères vont donc traverser la Méditerranée, s’appuyant sur des alliances qui semble pour certaines très friables.
Entre les Omeyyades qui vont vouloir arrêter les deux dissidents, les Wisigoths, les tensions internes à leur propre armée et des positions floues de certains des seigneurs hispaniques, la situation de Tariq et Ahmed est loin d’être simple.
… pour une histoire d’amitié…
Le récit nous décrit énormément de combats : le combat de peuples qui veulent continuer à exister, même si cela doit les emmener bien loin de chez eux. Des combats violents, des alliances contre nature, des conseils de guerre, des mises à sac…. Au travers du regard d’Ahmed, nous découvrons le dépaysement de soldats embarqués dans un combat qui les dépassent.
Mais surtout, nous voyons au coeur du récit la relation essentielle existant entre Tarik et Ahmed. Une relation qui a déjà fait d’eux des plus-que-frères. Ce que nous propose aussi Aurélie, c’est un écho aux guerres actuelles, ces guerres qui tentent de faire disparaitre des peuples entiers, et ces peuples qui tenteront tant bien que mal de faire survivre leur histoire, leur existence.
Il y est beaucoup question de pouvoir, de respect, d’amitiés et plus que tout, d’espoir. L’espoir d’une vie nouvelle et d’une renaissance pour les Imazighen.
… avec une dimension fantasy peu marquée 😉
Aurélie nous permet de découvrir tout un pan de l’histoire du monde qui nous est peu familière. Les Imazighen, appelés dans l’imaginaire commun « Berbères », voient ici leur histoire mise en avant. Par contre, la dimension « imaginaire » ou fantasy, ne se véhicule qu’à travers quelques éléments magiques ou de sorcellerie en quelque sorte :).
Et Aurélie le fait avec brio, avec beaucoup de poésie, beaucoup d’humanité surtout. Le texte est un dépaysement total, nous permettant de découvrir des terres que nous n’avions jamais visitées.
A noter que Tarik Ibn Ziyad, le général à la tête de l’armée qui aura franchi le détroit menant à Hispania, est celui qui a donné son nom au détroit de Gilbraltar. En effet Gibraltar vient de djebel Tarik soit la montagne de Tarik.
Un roman que je vous invite fortement de découvrir.
Editions Argyll (6 mars 2026) – 417 pages – 25,90 € – 9782488126342
Couverture : Xavier Colette
Tanger, à l’aube du VIIIe siècle.
Pour rattraper la faute qui leur a valu d’être exclus de leur clan, Ahmed a uni son destin à celui de son frère d’armes, Tariq, prodige de l’armée amazighe. Ensemble, ils ont combattu pour les Omeyyades et remporté de nombreuses batailles.
Arrivés à l’ouest du monde, dédaignés par leurs supérieurs, ils s’enlisent dans les rues de Tanger, lorsqu’un seigneur renégat d’Hispania leur livre l’opportunité qu’ils n’espéraient plus : passer de l’autre côté de la Méditerranée et remporter des victoires en leur propre nom ; de celles qui mettraient les Amazighs à l’abri du joug omeyyade ; de celles qui rattrapent toutes les fautes.
Désobéissant aux ordres du calife, les deux hommes réunissent en secret une armée hétéroclite, guerriers du désert, éleveurs des montagnes ou encore mages capables de manipuler le vent. Loin des dunes qui les ont vu naître, ils se lancent à l’assaut de l’Hispania, pour la gloire ou l’oubli.











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