Service de Presse
La collection Une Heure Lumière des éditions Le Bélial fait le choix d’un auteur déjà connu pour son 63ème volume. Ian MacDonald est déjà entré dans cette collection avec Le temps fut dont nous vous avions parlé il y a quelques mois. Le revoici donc dans une histoire bien différente, tourné vers l’espace plus que le temps. Un récit dense et étrange, qui ne saura pas parler à tout le monde.
Une humanité multi-aspects…
Cela fait des milliers d’années que les habitants de Tay se sont habitués à leur planète. Issue d’une humanité qui s’est répandue dans l’univers, ils ont pour autant un mode de fonctionnement qui pourrait faire penser à de la schizophrénie.
En effet, chaque représentant de ce peuple se voit « composer » de huit personnalités, appelées des « Aspects » qui représentent les différents états dans lequel ils vivent. Ce monde-océan a aussi pour particularité d’être en échange avec un peuple en fuite. Les Anpreen, eux aussi une espèce de l’humanité regroupée autour du Clade, reste à proximité de façon à pouvoir récupérer de l’eau indispensable à leur survie et aux voyages de leurs vaisseaux.
Le jeune Ptey, de Tay, va passer son rite de passage et rejoint à cette fin la Maison des Multiplications… Probablement au pire moment car il semble que les chasseurs des Anpreen sont proches, rendant la possibilité d’une attaque sérieuse.
Dans ce contexte plus que complexe, quel sera le sort de cette planète restée en dehors jusque présent de ce qui semble être un conflit universel.
… pour un récit pas toujours clair !
Alors que nous avons un peu de mal à comprendre le fonctionnement de cette population de Tay, l’auteur ne nous donne pas énormément de clés pour comprendre le propos. Les personnalités s’enchaînent, nous faisant découvrir en un même bon les deux civilisations. Pas simple de comprendre non plus comment s’est construite cette relation ni pourquoi ils sont pourchassés.
Cette réalité rend bien bien particulière cette lecture, nous laissant perplexe. Pourtant, les pages tournent et tournent, nous aimantant et tentant de nous faire passer, probablement, un message.
Un message auquel je n’ai, de mon côté, pas été réellement sensible.
Editions du Bélial (Mars 2026) – Collection Une Heure Lumière – 127 pages – 11,90 € – 9782381632087
Traduction : Gilles Goullet (Anglais – Angleterre)
Titre Original : The Tear (2008)
Couverture : Aurélien Police
Outre-espace. Temps futurs.
Depuis des millénaires, Tay abrite une humanité parfaitement adaptée aux conditions d’un monde-océan. Pour le jeune Ptey, le moment est venu de rejoindre la Maison de Multiplication et découvrir les huit personnalités qui le constituent, ses Aspects — un rite de passage essentiel qui le changera à jamais. Mais dans le ciel de Tay, depuis des décennies maintenant, se presse la Communauté anpreen, huit cents vaisseaux titanesques à la coque de glace nanorenforcée en quête de ressources. Car aussi puissante que soit l’Anpreen, cette très vieille espèce du Clade, elle n’en est pas moins en fuite — et en ruine. En effet, l’armada anpreen n’est que l’écho d’un conflit immensément plus vaste, et l’Ennemi est sur ses talons, il approche, il sera bientôt là. Quel sort réservera-t-il au paisible monde de Tay une fois l’objet de son ire réduit à néant ?
Pour Ptey reste la fuite, mais pour aller où ?











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