Le temps fut d’Ian McDonald

Le temps fût d’Ian McDonald, lauréat du British Science-Fiction Award 2018, finaliste du prix Campbell Memorial Award 2019 et nommé au prix Philip K. Dick 2019, débarque dans la collection Une Heure Lumière du Bélial en 2020, toujours avec une superbe couverture signée Aurélien Police.

Un bouquiniste qui devient enquêteur

Tout commence pour Emmet Leigh par la fermeture de la bouquinerie d’un de ses collègues, victimes comme tant d’autres des changements des modes de consommation.

Alors qu’il fouille dans les différents livres abandonnés, il découvre un petit recueil, Le temps fut, qui ne semble pas être d’une qualité littéraire exceptionnelle, mais qui a la particularité de contenir une lettre ancienne. Cette lettre, bien plus que le recueil lui-même, intrigue notre bouquiniste, d’autant plus que cette lettre de Tom vers Ben semble celle de deux amants.

Intrigué et curieux, Emmett va se lancer dans une enquête pour essayer de comprendre l’histoire des deux hommes…

Une enquête dans le temps

Rapidement, ses recherches vont lui montrer que des éléments ne sont pas concordants : les deux hommes se retrouvent sur de nombreuses photos, mais sans que les périodes ne semblent correspondre… Comment les deux hommes peuvent-ils se retrouver à différentes époques, sans vieillir le moins du monde et toujours en période de guerre ? Emmet sent qu’il y a un mystère et il va s’attacher à le découvrir, s’appuyant sur un ensemble de contacts qui vont l’accompagner à identifier les différentes périodes d’apparition, mais aussi découvrir tout un réseau qu’il n’aurait pas imaginé.

La construction de cette novella va donc nous emmener comme vous l’aurez compris, dans un voyage dans le temps et dans le même temps dans une histoire d’amour. Deux questions nous intriguent tout au long de ce récit : la première concerne ce que sont devenus les deux amoureux. Leurs apparitions semblent systématiquement liées à des conflits armés, dans lesquels ils ont potentiellement un rôle à jouer.

La deuxième question tourne autour du temps et de l’époque à laquelle ils appartiennent. En cela, nous ne sommes pas vraiment aidé par l’auteur qui nous trimballe au travers des lettres dans différents temps, et va nous amener petit à petit vers la réponse…

Un très bel exercice sur le temps mais aussi une forme d’hymne à l’amour, un amour qui, dans cette novella, semble intemporel.

Le Bélial (Février 2020) – Une Heure Lumière – 140 pages – 9,90€ – 9782843449604
Traducteur : Gilles Goullet (Angleterre)
Titre Original : Time was (2018)
Couverture : Aurélien Police

Bouquiniste indépendant, Emmett Leigh déniche un jour un petit recueil de poèmes lors de la liquidation de la librairie d’un confrère. Un recueil, Le Temps fut, qui s’avère vite d’une qualité littéraire au mieux médiocre… En revanche, ce qui intéresse Emmett au plus haut point, c’est la lettre manuscrite qu’il découvre glissée entre les pages de l’ouvrage. Pour le bouquiniste, tout ce qui peut donner un cachet unique et personnel à un livre est bon à prendre. Il se trouve ici en présence d’une lettre d’amour qu’un certain Tom adresse à son amant, Ben, en plein cœur de la Seconde Guerre mondiale. Remuant ciel et terre – et vieux papiers – afin d’identifier les deux soldats, Emmett finit par les retrouver sur diverses photos, prises à différentes époques. Or, la date présumée des photos et l’âge des protagonistes qui y figurent ne correspondent pas… Du tout.

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