Retrouvez l’actualité des littératures de l’imaginaire (Science-Fiction, Fantastique, Fantasy, et autre) ainsi que des interviews de celles et ceux qui les construisent.

Chères Babylones d’Alain Musset

,

Service de Presse

Chères Babyones est un essai d’Alain Musset, déjà paru en 2012, aux éditions Armand Colin, sous le titre : Le syndrome de Babylone. Géofictions de l’Apocalypse. Cette nouvelle édition, chez Sérendip’éditions, a été revue et actualisée.

Au travers de trois grandes parties, l’auteur nous permet de découvrir différents aspects de l’apocalypse, s’appuyant autant sur des textes sacrés que sur les œuvres littéraires, cinématographiques que la géographie sociale ou encore la sociologie urbaine.

Fin du monde ou fin d’un monde ?

Alain Musset démarre son essai par le questionnement autour des fins du monde. Légende largement répandue et imagerie populaire de la disparition de civilisation, le mythe de l’Atlantide ouvre le bal. Avec une érudition importante, l’auteur rattache le mythe de l’île disparue à des textes plus religieux tout en nous proposant une liste importante de romans et films pour compléter cette vision.

Avec la crue des eaux qui recouvrirent les montagnes, expira toute chair qui remuait sur la terre, oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, toutes les bestioles qui grouillaient sur la terre, et tout homme. Tous ceux qui respiraient l’air par une haleine de vie, tous ceux qui vivaient sur la terre ferme moururent (La Bible, Genèse)

Pas le temps de se remettre de ce qui pourrait être notre avenir, nous voici partis sur les piliers de l’Apocalypse, annoncés – entre autre – par des textes bibliques. Là encore, nous voici rappeler les principaux éléments que la nature pourraient mettre en œuvre pour nous détruire : Déluges, météores, tremblements de terre ou épidémies, tout peut nous être fatal. Le COVID-19 étant un exemple parmi d’autres.

Pour autant, ne nous cachons pas derrière une nature capricieuse : Alain nous montre que l’humanité est son propre bourreau que ce soit par la création des armes nucléaires ou encore par la détérioration de la nature…. Un chapitre intéressant qui permettra de se poser la question de voir comment Gaïa, incarnation de la nature, pourra se défendre, voir se venger.

Villes et lieux de l’Apocalypse

Dans la deuxième partie de son essai, Alain va nous permettre de découvrir au travers des différentes parties de cette section, le devenir apocalyptique des grandes villes… Cela commencera par une explication sur les origines de cette attaque contre les grandes villes, s’appuyant sur Babylone.

Mais quels destins pour les grandes villes ? Que deviendra Paris, ville lumière ? Ou New-York ?

Là encore, l’auteur va nous permettre de voir les différentes villes et leurs tragiques destins dans les grandes mégalopoles, y rattachant des concepts de géographie, domaine de compétences d’Alain.

Après L’Apocalypse : enfer néant ou renaissance ?

L’intérêt de l’Apocalypse n’est finalement pas temps la chute du monde mais bien ce qui en ressort par la suite. Au travers des quatre derniers chapitres de cet essai, nous pourrons voir comment est imaginé la suite. Que cela soit au-travers de la disparition des villes, du développement de la violence ou encore le retour à la Terre, Alain Musset nous permet de voir la suite de ces chutes.

Ce qui est intéressant dans cet essai est clairement de consolider un ensemble de vision, au travers d’un nombre de références proprement hallucinant. Loin d’être anecdotique, Chères Babylones permet de faire le tour de la question de l’apocalypse. Le domaine de compétences d’Alain apporte une dimension universitaire clairement intéressante aux question abordées.

Reste plus qu’à lire l’ensemble des recommandations !

Sérendip’éditions (Janvier 2025) – 222 pages – 25 € – 9782959352263

Quelle société n’a pas un jour imaginé des récits relatifs à la fin des temps et les moyens de réaliser, depuis le choc avec une météorite jusqu’à la guerre nucléaire, en passant par le déluge, la peste ou les changements climatiques ? Au centre de ces récits : la ville. A l’image de Babel et de Babylone, nos plus belles cités semblent vouées à un destin funeste – n’incarnent elles pas les maux d’une civilisation coupable de tous les crimes ? A l’heure de l’Anthropocène ou, pire encore, du Capitalocène, Paris, New York et Londres, mais aussi les mégalopoles émergentes d’Amérique latine ou d’Asie, sont les nouvelles Babylones d’un monde en sursis. Mais quand la géographie sociale et la sociologie urbaine s’allient à la Pop Culture, il devient presque amusant de décrypter les désirs et les angoisses qui se cachent derrière le fantasme récurrent de l’apocalypse


Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.