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La Rép d’Etienne Cunge

Service de Presse

En ce début de mois paraissait le nouveau titre d’Etienne Cunge, toujours aux éditions Critic. Beaucoup plus positif que ses derniers titres, l’histoire nous emmène dans un futur indéterminé où deux visions du monde cohabitent en nous proposant un peu d’espoir.

Un effondrement qui donne vie à deux modes de vie

Trois cent ans après que le monde se soit effondré, avec une disparition massive de la population, le monde s’est reconstruit.

Désormais, deux grands groupes coexistent : d’un côté la Rep et de l’autre les Suyus.

Dans la Rep, la technologie tient une place importante, et chaque résident est doté d’une puce IA et la société s’est construite de façon à ne laisser personne sur le bord de la route. L’ensemble des informations de ces différentes IA est centralisé par une super-IA qui s’appuie sur ces données pour conseiller les politiques tout en préservant l’anonymat de leurs sources.

De l’autre côté, les Suyus ont préféré la vie naturelle et le nomadisme avec comme enjeu principal la survie au quotidien, s’appuyant sur des ressources naturelles plutôt rares.

Les deux sociétés n’ont que peu de contacts entre elles, si ce n’est à l’occasion d’une rencontre annuelle où un échange permet à chacune des communautés de survivre : les Suyus apportent des matériaux issus des ruines de l’ancien monde, en contrepartie de produits manufacturés. Mais lorsque la nouvelle présidente prend son poste, elle apprend que la dernière livraison n’a pas eu lieu, sans qu’aucune donnée ne permette d’expliquer l’absence des nomades.

Alors, elle va envoyer une délégation pour comprendre ce qu’il s’est passé, une délégation restreinte pour permettre de renouer une relation.

La découverte d’un monde utopiste…

Après nous avoir proposé un monde bien sombre dans Symphonie Atomique, l’auteur a voulu nous offrir un roman bien plus optimiste quant à l’avenir de notre civilisation. On peut d’ailleurs se poser la question de savoir si ce terrible événement qui a conduit à l’avènement de la Rep n’est pas la chute décrite dans le précédent… Cependant, cela reste anecdotique.

Si l’histoire en elle-même est la confrontation de deux visions de société, il est intéressant de voir qu’Etienne propose des axes intéressants d’analyse, et notamment concernant le rapport à la technologie. En effet, très présente dans la Rep et totalement absente du côté des Suyus, l’IA est un outil du quotidien pour les citoyens. Par contre, la société n’équipe les résidents qu’une fois un certain âge atteint, les premières années de l’enfance et de l’adolescence étant pour bien comprendre les fonctionnements de la nature. D’ailleurs, certains peuvent refuser d’intégrer une IA et resteront dans ce cas-là dans des zones « bucoliques ». Cette vision peut être mis en miroir sur la surexposition de notre jeunesse aux écrans.

Autre sujet intéressant, la mise en place d’un revenu universel (dont on parle de plus en plus) mais surtout, une monnaie « périssable ». Si les revenus ne sont pas identiques, et que certains ont donc plus d’argent que d’autres, le caractère périssable de la monnaie permet de ne pas de devenir rentier.

… et d’oppositions internes

Le trouble que subit le Rep et le défaut de livraison par les Suyus sera rapidement percé : une espèce de cinquième colonne existe, d’ailleurs des deux côtés. La volonté ? Ne plus échanger avec les Suyus et aller directement récupérer les matériaux dont la Rep a besoin, considérant que les nomades n’ont pas de grande valeur.

De l’autre côté, les habitants de la Rep sont vus comme des barbares. Autant dire que l’équilibre est loin d’être gagné, d’autant plus quand on voit les deux visions qui se confrontent quant à la manière d’aider la nature à se régénérer.

Avec un talent certain, Etienne nous permet dans le même temps d’assister à une enquête permettant de comprendre les événements tout en nous faisant découvrir des nouveaux modes de vies et de fonctionner pour une société qui souhaite être plus juste… Avec l’espoir d’une convergence peut-être des différentes visions.

Editions Critic (07 octobre 2026) – 23 € – 9782375793657
Couverture : Frédéric Le Martelot

L’effondrement annoncé a eu lieu. L’humanité a survécu.
Des cendres du désastre ont émergé la Rép, au nord du 60e parallèle, et les Suyus, au sud. D’un côté, le dernier bastion de la science et de la technologie, où l’usage d’IA individuelles est généralisé  ; de l’autre, un peuple nomade qui vit au rythme de la nature et entretient une tradition orale forte.
Leurs contacts se limitent au troc, jusqu’au jour où l’équilibre précaire de leurs relations bascule. La tentation du repli sur soi est grande – presque autant que le mépris que chaque société voue à l’autre. Il faudra une expédition menée en secret pour qu’enfin un véritable échange s’établisse et qu’apparaissent les failles des deux systèmes, et leur réelle complémentarité.
Une aventure au cœur de deux utopies rivales, pour un futur enfin plus désirable  ?


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