Service de Presse
Les novellas sont un format qui se développe de plus en plus, et sur ce créneau, les éditions 1115 nous proposent depuis plusieurs années des titres d’auteurs et d’autrices connu·es et moins connu·es. Voyage dans l’espace et art pour Un orage sur Saturne de Pierre Cuvelier, dernière entrée au catalogue.
XXIVè siècle. Espace.
L’Humanité maîtrise le voyage dans l’espace. Pour autant, si le voyage est devenu relativement banal, cela nécessite malgré tout une logistique importante. Les planètes ne permettent pas toutes les mêmes conditions d’accueil et pourtant, hommes et femmes ont besoin d’un certain nombre d’infrastructure pour permettre de vivre et d’échanger.
Cela a permis de développer l’astrologistique, un pan scientifique particulier qui nécessite un sérieux et une rigueur bien loin du domaine artistique.
Pourtant, l’un de ces spécialistes croisera lors de sa formation sur la Lune une peintre, à l’ancienne, qui le questionnera sur le sens de ses missions. Au-delà de ce questionnement surgira aussi le questionnement sur le temps, sur le beau et sur la vision globalement de l’univers.
Art et technologie.
Pierre Cuvelier nous propose un texte qui interpelle largement par les temps qui courent. Alors que la technologie n’a jamais autant empiéter sur le terrain de l’art, comme le montre le poids des IA dans les créations de nos jours, l’auteur fait rencontrer l’improbable. En effet, je n’ai pas le souvenir d’un récit qui provoque la rencontre entre cette ultra technologie et une artiste à l’ancienne.
D’ailleurs, la première rencontre est pleine de considérations techniques… Parmi lesquelles on notera notamment la qualité de la peinture dans une atmosphère lunaire.
Rapidement, la question de notre rapport au temps et notre proximité avec la nature est centrale. Malgré l’importance de la dimension scientifique, l’astrologisticien verra sa vision du métier et sa vie beaucoup évoluer en contact avec l’art.
Une novella qui se situe donc sur un terrain de la science-fiction que j’ai trouvé réellement originale.
Editions 1115 (Mars 2026) – 98 pages – 9 € – 9782385630737
Couverture : Victor Yale
« Vernet peignait sans rien dire. Je ne bougeais pas. Mes yeux allaient et venaient du paysage à la toile et réciproquement. J’avais l’impression de m’être imposé sans tact. Aurais-je dû partir ? Je ne pouvais m’y résoudre.
– Je préfère vous prévenir, et je ne suis pas douée pour entamer les conversations avec les inconnus. Vous ne me dérangez pas. Mais, si vous avez quelque chose à me dire, parles. »
Oui, notre inconnu a quelque chose à dire : tandis qu’il finissait sa formation d’astrologisticien sur la Lune, il a croisé la route d’une artiste hors norme. Une artiste qui utilise des pinceaux et une toile, à une époque où les vols habités sillonnent de long en large le Système solaire. Une artiste qu’il croise ici et là, sur Mars ou en orbite autour de Saturne. Mais une artiste, surtout, qui n’en a pas fini d’infléchir la courbe de son existence. Jusqu’aà lui faire prendre une toute autre direction











Laisser un commentaire