Ballet temporel de Karl-Herbert Scheer

A notre époque, il existe une agence gouvernementale secrète chargée de lutter contre l’espionnage scientifique : le DAS. Or, un jour, ils découvrent sur la Lune une machine temporelle, et se rendre compte que non seulement elle fonctionne encore, mais qu’elle a été construite sur Terre il y a plusieurs centaines de milliers d’années par les atlantes, ce peuple mythique qui faisait tant fantasmer.

Le DAS réussit à capturer un officier atlante et découvre qu’à son époque, une guerre impitoyable oppose Mars à Deneb, or les Martiens ont conquis la Terre. Et, retranché sur Terre, Okolor III comme disent les atlantes, un amiral martien prépare une bombe qui pourrait détruire les Dénebiens, permettant ainsi la survie de Mars et des Terriens du passé, ce qui remettrait en cause l’Histoire. Les membres du DAS, conduits par le général Konnat plongent dans le passé pour l’en empêcher.

Ils se font passer pour des barbares du nord, des Perkiens, et se préparent à embarquer à Whurolan, un des grands ports reliant l’Europe à l’Atlantide. Mais là bas, ils se heurtent à des difficultés administratives, d’autant que la diversité ethnique de leur groupe les rend suspects, voire les identifie aux rebelles. Ainsi, une série d’obstacles va se mettre sur leur route alors que l’échéance se rapproche de plus en plus, et que la fin de leur Histoire semble de plus en plus inéluctable.

Comme si Perry Rhodan ou, à la limite, Maddrax ne suffisaient pas, il faut maintenant qu’on nous traduise des séries comme DAS, comprenez département anti-espionnage scientifique. Une série de romans feuilletons comme l’Allemagne sait si bien en faire ( la France a aussi eu son lot d’écrivains tâcherons, mais au moins, elle ne les exporte pas).

Ici, il s’agit d’une agence d’agents secrets partis dans le passé de la Terre, à une époque où l’Atlantide existait encore et où les martiens régnaient en maître sur le système solaire. Depuis 2011, ils font un bond de 190 000 ans dans le passé pour désamorcer une bombe qui pourrait détruire la Terre. Et à l’épisode 41, le nôtre donc, ils doivent traverser l’océan atlantique pour atteindre l’atlantide et ensuite pénétrer dans une ville atlante. Problème, malgré leurs costumes et les connaissances arrachées à des prisonniers, ils ne connaissent pas grand chose à ce monde et risquent d’accumuler des bévues pouvant conduire à leur arrestation.

L’histoire est assez médiocre, d’autant que le voyage dans le temps n’est qu’un prétexte, mal utilisé, n’ayant apparemment aucune conséquence sur leurs actes, les héros n’éprouvant que peu de réticences à modifier le passé ou agissant sans prudence. On est loin des explorateurs tâtillons auxquels nous sommes habitués. Les personnages sont assez caricaturaux ( un nain surnommé petit…) et leurs dialogues vraiment plats, à l’exception de celui entre Konnat et Hedschenin. Un style médiocre ( ou une traduction mauvaise, voire les deux), peu de travail, juste du feuilleton en fait, travail vite fait mal fait.

Et le pire est son prix, quasiment dix euros pour cent trente pages d’un livre de mauvaise qualité, qui n’est même pas accompagné des épisodes précédents , lesquels éclaireraient peut être un peu mieux notre lanterne. Même les Perry Rhodan sont moins chers et plus gros ( pour ne citer qu’eux). Une série vraiment dispensable qui ne rend pas honneur au travail éditorial remarquable d’Eons. Pour le même prix, vous trouverez mieux chez eux, et d’auteurs français qui plus est.

Whurola ( de nos jours : Gibraltar), an 185 200 avant J.C. La guerre entre Mars et Deneb touche à sa fin. Une guerre perdue par Mars et qui a rendu son indépendance à Okolar III – la Terre.
Mais l’amiral martien Saghon dispose d’une arme qui pourrait donner la victoire à la planète rouge…et changer le cours de l’Histoire, faisant disparaître du même coup le monde tel que nous le connaissons.
Cela, Thor Konnat – alias le prince perkien Rodkon – doit l’empêcher à tout prix. Même si la préservation de notre présent implique, dans notre lointain passé, une Terre ravagée, la destruction du continent atlante et la disparition de la civilisation martienne.
Et pourtant…
Une « Histoire » dans laquelle l’Humanité pourrait gagner cent cinquante mille ans dans sa marche vers la civilisation ne serait-elle pas préférable ?

Eons Séries (2007)140 pages 9.80 € ISBN : 978-2-7544-0421-1
Traduction : J-L Blary
Titre Original : Generalprobe Zeitballet (1975)

Couverture : Johnny Bruck

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