Cycle de Tschaï de Jack Vance

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Le Chasch : Reith est avec tout l’équipage de son vaisseau à l’approche d’une planète qui a émis un signal d’appel à l’aide au moment où le vaisseau est détruit par un missile. Arrivé tant bien que mal sur la terre ferme, il voit le dernier de ses compagnons se faire tuer par des extra-terrestres. A la lutte contre des hommes, il n’aura de cesse de retrouver son vaisseau et de fuir cette planète où les hommes sont soumis et où les différentes espèces intelligentes se livrent une farouche guerre…

Etienne : Ce livre est un recueil des 4 romans composant le cycle de Tschaï nommés d’après les espèces extra-terrestres – forcément- de la planète.

Ce planet-opera suit les tribulations d’un terrien échoué sur une planète qu’il avait la charge d’explorer. Jack Vance a construit sur cette planète un bel univers coloré, peuplé de créatures complexes et magnifiquement raconté.

Le livre reprend quelques codes du roman d’apprentissage : arrivée dans un espace inconnu, constitution d’une équipe, exploration… mais s’en éloigne aussi par l’âge du héros (pas un perdreau de l’année) et le peu d’évolutions du caractère du héros, qui reste stable d’un bout à l’autre du roman. J’aurais un peu tendance à le reprocher : quand on voit ce qu’il vit, on pourrait s’attendre à quelques bouleversements ou -a minima- évolutions dans son caractère, mais non. Adam Reith reste le même, à peine ému par la perte de tous ses collègues de vaisseau (au début !). Ces compagnons de route vont eux beaucoup plus évoluer alors qu’ils partent de moins loin.

Il était impossible de prévoir les décisions que prendraient les autorités terriennes, mais en ce qui le concernait, jamais Reith ne pourrait être heureux en sachant que les Dirdir, les Chasch et les Wankh exploitaient des hommes en qui ils ne voyaient que des serfs méprisables.

J’ai également regretté le faible niveau d’interaction entre les 4 romans du cycle, qui pourraient presque être lus dans un ordre différent tant ils se connectent peu. Ce que je reproche en général à la fantasy est aussi très présent: cette faculté stupéfiante à aller braver les pires dangers avec un optimisme béat. Je ne suis pas sûr qu’un auteur récent écrirait encore comme cela. Par contre, le style est très efficace, très rythmé, sans longueur et pourtant les caractères des personnages sont bien explicités.

Un roman peut etre un peu daté donc (1968), mais qui reste un des classiques de la SFFF et qui se lit avec beaucoup de plaisir si on n’en demande pas trop.

Allan : Je n’ai pour ma part lu que le premier volume du cycle de Tschaï mais j’ai eu le même ressenti qu’Etienne concernant le personnage principal à savoir Reith… Il n’a quand même pas beaucoup évolué au cours de cette histoire, se contentant de rester sur l’image qu’il se donne de l’homme et réussissant avec un brio insolent à imposer sa vision aux peuples autochtones. Les personnes qui l’accompagnent, issues des hominidés locaux, ont une capacité d’adaptation finalement plus grande… On notera aussi quelques remarques qui sorties à notre époque seraient considérées comme totalement macchiste mais dans l’ensemble, ce roman remplit son rôle : nous faire voyager sur une planète nouvelle à la découverte de systèmes politiques, de servitudes qui ne sont pas les mêmes que les notres…

Un bon moment de lecture, avec une histoire qui a été écrite, il ne faut pas l’oublier, à la fin des années 60… Cela expliquera certainement certains aspect plus discutable 😉

Si tu ne veux pas faire un travail d’homme, eh bien, tu n’as qu’à faire un travail de femme et t’habiller en femme. A toi de choisir.

J’ai Lu (Janvier 2001) – Science-Fiction – 863 pages – 10,40 € – 9782290309759

En découvrant la planète Tschaï, le vaisseau terrien Explorator IV est aussitôt détruit par un missile. Unique survivant de la catastrophe, Adam Reith va devoir affronter un monde baroque, violent et d’une beauté envoûtante.

Un monde peuplé de quatre races extraterrestres : les belliqueux Chasch, les impénétrables Wankh, les farouches Dirdir et les mystérieux Pnume.

Déjouer les traquenards, explorer les secrets des cités géantes, percer le mystère des hommes hybrides : autant d’étapes pour une extraordinaire odyssée, qui permettra peut-être à Reith de rentrer chez lui…

Cycle de Tschaï de Jack Vance, 7.8 out of 10 based on 4 ratings

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