Nous vous avons déjà parlé de Lavie Tidhar pour Aucune terre n’est promise aux éditions Pocket. Après avoir abordé dans ce titre un voyage en Palestina, il nous plonge dans Une espèce en voie de disparition, dans une uchronie policière se situant dans les années 50. Le titre est le 62ème de la collection Une Heure Lumière des éditions Le Bélial.
Une uchronie anglaise…
La seconde Guerre Mondiale ne s’est pas bien terminée pour l’Angleterre. Alors que le monde s’est embrasé, l’Allemagne nazie a fini par triompher. L’Angleterre est devenu un protectorat du Troisième Reich. Londres est totalement sous le contrôle de la Gestapo. L’ambiance dans la ville est sombre et on sent bien la présence de l’oppresseur. Ce qui n’empêche pas le développement d’un banditisme important !
Appelé à l’aide par Ulla Blau, une comédienne qui a joué dans un de ses films, Gunther Sloam débarque en ville. Bien que rien dans son expérience ne lui donne une quelconque légitimité, le voici parti sur les traces de la jeune femme.
Rapidement, un cadavre est retrouvé et l’attention de l’inspecteur Everly se tournera en premier lieu vers le scénariste allemand.
Un thriller plus qu’une uchronie
On pourrait penser au vu de l’histoire qu’il s’agit d’une énième uchronie / dystopie autour de la victoire nazie. Mais loin d’être une revue du roman de Philip K. Dick Le Maître du Haut Château, la valeur uchronique est relativement anecdotique pour cette novella. Bien sûr, cela pose un cadre. Un cadre qui nous met mal à l’aise, puisque les autorités locales semblent vouloir laisser la main aux mafias locales. Un malaise aussi lié aux côtés sombres de la ville, soumis à une violence sous-jacente importante.
Un malaise qui se poursuit quand nous sentons que Gunther Sloam semble n’être qu’un pion dans un jeu qu’il ne maîtrise pas.
Lavie Tidhar nous trimballe de lieu en lieu, de rencontres en rencontres, souvent sordides, pour tenter de comprendre les raisons de l’appel à l’aide et le moyen d’en sortir. Le rapport qu’il a l’actrice, un amour fantasmé semble-t-il, sera-t-il suffisant pour résoudre le mystère ?
Adressant les codes du polar, l’auteur signe un court roman qui nous tient en haleine, porté par ce pas de côté uchronique.
Editions Le Bélial (Février 2026) – Collection Une Heure Lumière – 111 pages – 11,90 € – 978238162025
Traduction : Julien Bétan (Anglais – Israël)
Titre Original : The Vanishing Kind (2018)
Couverture : Aurélien Police
Quelques années après la Seconde Guerre mondiale.
Le conflit qui a embrasé le monde est désormais achevé : l’Allemagne nazie a triomphé et l’Angleterre est un protectorat du Troisième Reich. Gunther Sloam, scénariste berlinois de productions de seconde zone, débarque à Londres. Une ville brisée, malfamée, interlope et dangereuse. Mais Sloam n’en a cure, il est sur les traces d’un amour passé dont il garde un souvenir brûlant, celui d’Ulla Blau, une starlette d’avant-guerre oubliée manifestement en danger, à en croire la missive qu’elle lui a fait parvenir. Or, la capitale anglaise est bien pire que ce à quoi il s’attendait, et la Gestapo locale n’a rien à envier à celle de Berlin. D’autant que, très vite, un premier cadavre est retrouvé — le début d’une longue série. Et qu’aux yeux de l’inspecteur Everly, Gunther Sloam a tout du suspect idéal…











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