Boboth, la machine à rêver de Li-Cam

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Elizabeth est toujours un peu à part, ne comprenant que moyennement la société dans laquelle elle vit, sans pour autant vouloir s’en exclure. Elle vit dans son monde, diagnostiquée « TED » (Troubles Envahissants du Développement).

Pour m’intégrer, (car je n’ai pas encore renoncé, je suis un lutin pugnace et têtu), j’essaye de percer les règles complexes de ce jeu qui semble tellement les amuser toute la journée : « Etre ensemble et faire du bruit ». Les sourires échangés, les blagues, les coups, les clans, les unions, les revirements d’alliance.

Quel plaisir, ce court titre des éditions Organic ! A travers cette nouvelle de Li-Cam, nous pouvons découvrir une personnalité, celle d’Elizabeth, qui a conscience de sa différence et fait malgré tout des efforts pour s’en éloigner et pour mener une existence malgré tout « normale ». Mais elle garde son petit jardin secret, sa machine à rêver, qui lui permet de vivre sa propre expérience. Nous plongeons donc dans un monde totalement méconnu avec le sentiment de mieux comprendre ce fameux « TED » et nous sommes plus dans un monde onirique que réellement fantastisque.

Le récit est superbement illustrée bien que le terme ne soit pas le plus approprié étant donné qu’il ne s’agit pas uniquement d’illustrations mais aussi de sculptures… Un livre tout en couleur, ce qui explique un prix qui peut paraître à première vue elevée.

Mais plus qu’une nouvelle, c’est un véritable concentré d’oeuvre d’art mis en page avec soin.

Organic (Avril 2013) – Petites Bulles d’univers n8 – 36 pages – 15.00€ – 9782310178
Sculptures : Laura Vicédo
Dessins : Marion Aureille
Photographies / Conception Graphique : Philippe Aureille

Boboth, la machine à rêver fait suite à La petite Bébeth qui avait suscité un fort engouement à sa sortie en 2005. Devant un tel succès, Elizabeth se devait de venir à nouveau à la rencontre de ses lecteurs, pour continuer à leur raconter son histoire :

Bébeth, la modeleuse de possibles, a grandi. Elle a laissé le monde imaginaire, qui la protégeait de l’angoisse, s’ouvrir quelque peu. Un diagnostic définitif tombe : « TED ». Ces 3 lettres lui évoquent une marque d’appareil ménager ou encore le prénom d’un robot. Elle se surnomme maintenant Boboth, la machine à rêver. Pour se protéger de l’incompréhension qu’elle suscite autour d’elle, elle se tient à distance, observe, et tente de comprendre pourquoi ses rêves sont différents de ceux des autres adolescents.

« Est-ce que les androïdes rêvent de moutons électriques, Monsieur K. Dick … »

Et le multivers de Boboth répond : « Non, ils rêvent qu’ils sont des êtres humains. Ils rêvent de courir dans les champs avec des agneaux au pelage doux comme des nuages… ».

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