Fées, Weed & Guillotines de Karim Berrouka

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La réédition de fées, weed et guillotine de Karim Berrouka, qui correspond peu ou prou avec la sortie chez les éditions Actu SF de Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu est une double occasion de découvrir un auteur qui devrait vous plaire à n’en pas douter.

Nous avions déjà pu chroniqué le titre le Club des punks contre l’invasion zombie, qui m’avait fait tout particulièrement rire par son côté décalé, c’est ici la fantasy urbaine qui est mise à l’honneur, avec ce même côté décalé.

Imaginez que vous soyez un détective et qu’une hurluberlue débarque dans votre bureau pour vous demander de retrouver une femme… Jusque-là, tout va bien… Imaginez que ce qui vous est donné pour la retrouver est une toile, c’est déjà beaucoup moins efficace. Mais si vous rajoutez en plus qu’il faut se fier uniquement à son sourire et en plus qu’il faut la chercher à proximité des maternités, ça devient plutôt dément…

Pourtant, une fois qu’on assimile que la cliente en question est une fée, tout s’explique ou pratiquement.

Les fées auront besoin de se montrer plus convaincantes si elles souhaitent qu’il porte crédit à leur prétention à l’existence

Après une mise en place qui va nous faire comprendre petit-à-petit que cette enquête ne se révèlera pas aussi simple qu’imaginée, Jaspucine (la fée donc) et Marc-Aurèle vont essayer de retrouver la fugitive et sauver ce qui peut encore l’être. Et durant l’enquête, nos amis vont croiser la route de personnages haut en couleurs car si les fées sont naturellement un peu particulières (enfin de mon point de vue d’humain, hein ?), les autres protagonistes ne sont pas beaucoup mieux !

On cherche, on creuse et on découvre forcément un complot !

La brièveté des chapitres rende le récit rythmé et puis, après tout, lisez, vous verrez…

Ah, et j’ai bien aimé cette sympathique référence à nos téléviseurs

Une invention terrifiante, qui, sous le prétexte de favoriser la communication (en flattant l’urgence), de divertir, d’enseigner même, n’en est pas pour le moins l’instrument d’éradication neuronale la plus efficiente imaginée. La décérébration est devenue un art, chose plutôt étrange pour un peuple qui se faisait un honneur de s’élever au-dessus de l’animal.

J’ai Lu (Mars 2018) – 383 pages – 8.00€ – 9782290150726
Couverture : Philippe Gady

Qui est cette drôlesse qui débarque un beau jour dans le bureau de Marc-Aurèle Abdaloff et lui demande de localiser une fille, sans autre indice qu’un “sourire malicieux” ? Retrouver les gens, c’est sa spécialité, mais là, c’est un peu maigre. Et il n’est pas au bout de ses surprises : la péronnelle en fuite semble avoir le double talent de se promener dans le temps et de foutre le bordel partout où elle passe. Sauf qu’à trop fouiller dans les arcanes  du passé et de la féérie, on finit par mettre le doigt sur une conspiration qui dépasse de loin les compétences d’un détective privé… et même celles d’une fée !

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