Juste avant le Crépuscule de Stephen King

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  • Willa : Willa a de nouveaux disparus et David, qui voudrait bien être aidé par les autres naufragés du rail. Car ce petit groupe, qu’on ne peut pas dire très soudé, se retrouve coincé au niveau de nulle part suite à un problème de train. Alors que David retrouve Willa, elle lui apprend quelque chose qu’elle est la seule à avoir compris.
  • La Fille pain d’épice : Emily, suite à la mort de son enfant, s’est mise à courir pour extérioriser sa douleur. Trop au goût de son mari, ce qui entraîne des disputes de plus en plus nombreuses et finalement le départ de la jeune femme sur une île de Floride.
  • Le Rêve d’Harvey : Harvey se réveille un matin avec en mémoire, un rêve terrible qu’il va s’empresser de raconter à sa femme, car les rêves que l’on raconte ne se réalise pas.
  • Aire de repos : Rick Hardin, aussi connu sous le pseudonyme de John Dykstra est plutôt quelqu’un de faible en terme de personnalité, contrairement à son double écrivain. Lorsqu’il se retrouve témoin d’une agression, il ne sait trop comment agir.
  • Vélo d’appart : Richard Sifkit, un décorateur, se voit signifier par son médecin que son état de santé, bien qu’il ne soit pas encore pour l’instant dramatique, devait être suivi : le taux de cholestérol commence à être elevé, et comme le dit le médecin, les ouvriers qui travaillent à l’intérieur de son corps vont bientôt avoir des difficultés à suivre le rythme. Richard prend cette vision au pied de la lettre.
  •  Laissés pour compte : Scott Staley est un miraculé. Alors qu’il travaillait dans les deux tours jumelles, il avait fait le choix de rester chez lui le jour où les tours ont été attaquées. Et quelques temps après, des objets de ces anciens collègues sont apparus dans son appartement, l’inquiétant fortement.
  • Fête de diplôme : Jadice, d’orgine modeste, fréquente Buddy, de naissance plus haute. Les parents du jeune homme espère que l’avenir leur permettra d’avoir une belle fille mieux située, la séparation naturelle liée aux universités dans lesquelles les jeunes iront enseignée aidant cette séparation.
  • N. : Un psychiatre se suicide et laisse à sa soeur le compte-rendu de sa rencontre avec un de ses patients N. qui a commencé à développer un certain nombre de TOC suite à sa découverte d’un étrange lieu. Ces rencontres avec le psychiatre vont se révéler plus fructueuse et l’inquiétude du patient semble s’accroître de façon régulière sans qu’aucune raison particulière ne semble en être la cause.
  • Le chat d’enfer : Halston, un tueur à gage, est engagé par un vieil homme pour se débarrasser d’un chat. Pour ce magna de l’entreprise pharmaceutique, qui a d’ailleurs exterminé en masse des chats (il ne les aime pas) dans le cadre du test d’un principe actif, le chat, mi blanc, mi noir, est déjà responsable de 3 morts et il ne veut pas être le quatrième !
  • Le New York Times à un prix spécial : Alors qu’elle s’apprête à enterrer de façon définitive son mari, Anne reçoit un appel qui semble provenir de lui, en tout cas, elle est certaine de reconnaître sa voix. Mais elle ne comprend pas complètement ses propos.
  • Muet : Un homme se rend au confessionnal car il pense avoir des raisons de se confesser. Il pense et il n’en est pas sûr car finalement, il n’a fait que parler à un homme muet.
  • Ayana : Alors que leur père est en train de probablement vivre ses dernières heures, une jeune fille aveugle rentre dans la maison et va l’embrasser. Le vieil homme va se rétablir rapidement.
  • Un très petit coin : Deux voisins sont dans une guerre à propos d’un terrain et c’est avec surprise que l’un des deux proposent une rédition sans condition… Mais il s’agit d’un piège et le voisin trop naïf le comprendra bien trop tard…

C’est un mauvais numéro, pense-t-elle. Forcément, puisque quand on raconte ses rêves, ils ne se réalisent pas

Lire un Stephen King est toujours un plaisir, le talent de narrateur de l’auteur n’est absolument plus à démontrer, et lorsque celui-ci décide de repartir sur des nouvelles, on s’attend à retrouver la pêche habituelle.

Pourtant, sur ce recueil, j’ai plutôt été déçu ; je ne dis pas qu’aucune des nouvelles n’étaient intéressantes, loin de là, la nouvelle Le Rêve d’Harvey notamment à un niveau de tension proprement hallucinant. Mais sur certaines autres, je pense notamment à Vélo d’appart, un sentiment de lenteur nous accompagne : pour vous dire, je me suis vu plusieurs fois regarder le nombre de pages qui restait sur la nouvelle !

L’avantage par contre certain de ce recueil est que Stephen nous offre une palette étendue de genre et ne se cantonne pas à de la nouvelle fantastique… Les nouvelles La Fille pain d’épice (je ne comprends toujours pas pourquoi ce titre) et Aire de repos entre autre, ne contiennent aucun référence au fantastique et s’articuleraient plutôt sur le mode thriller.

La nouvelle Willa est aussi très intéressante dans le domaine histoires de fantômes avec une particularité intéressante de ces mêmes fantômes. Je donnerai une mention spéciale à la toute dernière nouvelle qui bien que contenant aucun élément fantastique, paranormal ou autre nous plonge dans un cauchemar que beaucoup d’entre nous ont vécu en rêve (j’espère pour vous uniquement en rêve d’ailleurs) : se retrouver coincé dans un lieu particulièrement étroit sans aucun secours possible, obligé de tenter le tout pour le tout pour échapper à une mort programmée…

Bref, et pour résumer, j’ai trouvé ce recueil moyen et, s’il est indéniable que tout amateur de Stephen King doit le posséder, pour ceux qui souhaiteraient découvrir l’auteur, passez votre route et prenez un autre recueil.

Le traducteur a oublié de traduire Uncle Scrounge, ce qui est dommage parce que du coup, ça nous parle moins (mais ses traductions sont toujours de très bonne facture donc c’est anecdotique) : c’est Oncle Picsou :p

Le Livre de Poche (Février 2012) – 7.60 € – 9782253164623

Le Club (Mars 2010) – 412 pages – 22.00€ – 9782286066536
Albin Michel (Mars 2010) – 412 pages – 22.00€ – 9782226195968
Traduction :
William Olivier Desmond

Juste avant le crépuscule…
C’est l’heure trouble où les ombres se tondent dans les ténèbres, où la lumière vous fuit, où l’angoisse vous étreint… L’heure de Stephen King. 

 

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