La danse des étoiles de Spider et Jeanne Robinson

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Charles Armstead a été sollicité par son amie Norrey du fait de sa connaissance du monde de la danse pour une raison bien précise : Shara, sœur de Norrey, souhaite faire carrière dans la danse malgré une physionomie qui ne s’y prête pas (trop grand et trop de formes) et Norrey souhaiterait qu’on ouvre les yeux de sa sœur sur l’impossibilité d’atteindre son rêve.

Mais Charles trouve la jeune femme bourrée de talent et va mettre son énergie et son talent d’opérateur vidéo pour l’aider à atteindre son objectif…

Le bilan ne sera pas positif, jusqu’à ce que Shara imagine devenir danseuse dans le vide…

Voilà ce que c’est d’être humain : se tendre toujours vers ce qui est hors d’atteinte. Voici ce que c’est d’être humain : vivre toujours ou mourir en essayant. Voici ce que c’est d’être humain : poser perpétuellement les questions sans réponse possible, dans l’espérance que les poser hâtera la venue du jour où il y sera répondu. Voici ce que c’est d’être humain : lutter face à la certitude de l’échec.
Voici ce que c’est d’être humain : persister.

La Danse des Etoiles est un des plus étranges livres de science-fiction que j’ai pu lire… Spider Robinson signe ce livre avec sa femme, Jeanne, danseuse et chorégraphe et le titre reflète bien le contenu : il s’agira de danse.

Mais pas de n’importe quelle danse puisque la première partie de l’histoire tourne autour de Shara qui se voit refuser une carrière de danseuse à cause de son physique. Critique légère d’un monde où le talent n’est pas le seul élément de décision, la Danse des Etoiles montre surtout comment les nouvelles technologies – et ici notamment la capacité à aller dans l’espace – peuvent permettre de renouveler l’art.

Il est donc beaucoup question de danse, et les aspects “technique” de la danse font partie de ces éléments qui rendent le rythme de l’histoire un peu lent, et on se demande longtemps si l’histoire ne va finalement pas tourné qu’autour de cet art. Mais non, LA rencontre survient et Shara va donner une nouvelle dimension à sa nouvelle danse.

De pratique secondaire, la danse devient moyen de communication au prix parfois de gros sacrifices.

Le roman a été écrit fin des années 70 et cela se ressent bien sûr dans les aspects techniques mais aussi politiques décrits. Néanmoins, ce roman, qui a décroché à sa sortie les prix Nebula, Hugo et Locus, mérite qu’on s’y attarde : danse et SF n’ont que très rarement été autant mêlé ;).

ActuSF (Avril 2017) – 265 pages –
Traduction
: Melissa Manchette
Titre Original : Stardance (19772)
Couverture : Jamie Olivier

Parce qu’elle était trop grande et parce qu’elle avait trop de formes, Shara Drummond, malgré son talent, ne correspondait pas aux standards de la danse moderne, lui interdisant de faire carrière… sur Terre.
Mais dans l’espace, libérée de la gravité, tout est de nouveau possible, quitte à réinventer sa discipline et devenir la première à danser en chute libre.
Et quand les extraterrestres sont apparus dans le Système solaire, c’est elle qui nous a sauvés.
Moi, Charles Armstead, son opérateur vidéo, son ami, j’étais là quand elle effectua sa Danse des étoiles. J’ai tout enregistré.
La danse des étoiles de Spider et Jeanne Robinson, 10.0 out of 10 based on 1 rating

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